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Après une controverse, Mark Wahlberg verse son cachet à Time's Up

Mark Walhberg a laissé savoir qu'il «appuyait à 100%... (Photo Mario Anzuoni, REUTERS)

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Mark Walhberg a laissé savoir qu'il «appuyait à 100% la lutte pour un salaire équitable» entre les comédiens et comédiennes.

Photo Mario Anzuoni, REUTERS

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Associated Press
NEW YORK

Mark Wahlberg remettra le généreux cachet qu'il avait engrangé pour refaire le tournage du film All the Money in the World à la grande campagne pour défendre les victimes d'inconduite sexuelle, Time's Up.

Dans une déclaration partagée sur les réseaux sociaux, samedi, l'acteur a écrit qu'il ferait un don de 1,5 million US (près de 1,9 million CAN) au nom de sa collègue, Michelle Williams, qui aurait été payée moins de 1000 $ US (environ 1250 $ CAN) pour le nouveau tournage.

Les représentants des deux vedettes n'ont pas répondu aux demandes d'entrevue de l'Associated Press. 

L'agence William Morris Endeavor, qui représente les deux acteurs, a aussi annoncé qu'elle verserait à la campagne 500 000 $ US (625 200 $ CAN), aussi au nom de Mme Williams.

M. Walhberg a ajouté dans son message qu'il «appuyait à 100% la lutte pour un salaire équitable».

Dix jours supplémentaires de tournage ont été nécessaires pour que l'acteur Christopher Plummer remplace Kevin Spacey dans les scènes. Ce dernier avait été exclu du film après avoir été accusé d'inconduite sexuelle par plusieurs personnes.

Christopher Plummer et Michelle Williams ont tous deux reçu une nomination aux Golden Globes pour leur performance dans le film intitulé Tout l'argent du monde dans sa version française.

Michelle Williams n'avait pas exprimé de commentaires au moment d'écrire ces lignes, samedi.

Plusieurs vedettes hollywoodiennes ont été consternées d'apprendre que Mark Wahlberg avait reçu beaucoup plus d'argent que Michelle Williams pour reprendre des scènes du film All the Money in the World de Ridley Scott.

L'acteur Liam Neeson croit toutefois que cette conversation sur l'équité salariale est saine et nécessaire parce que l'écart est parfois «scandaleux».

«En tant qu'hommes, nous devons participer, a-t-il confié en entrevue avec l'Associated Press plus tôt cette semaine. Nous avons créé ce problème, alors nous devons faire partie de la solution.»

M. Neeson a avoué qu'il n'accepterait pas de réduire son propre cachet pour assurer l'équité, mais a soutenu que la parité était absolument nécessaire.

De son côté, Diane Kruger a reconnu avoir été surprise par l'importance de l'écart salarial entre Mark Wahlberg et Michelle Williams, mais a souligné qu'elle ne recevait jamais le même cachet que les hommes avec qui elle travaille.

«Je n'ai jamais été payée autant que mes collègues masculins, a indiqué Mme Kruger. Mais souvent, ce n'est pas leur faute. C'est celle des studios ou de ceux qui concluent les contrats et c'est terrible parce que cela vous fait sentir comme si vous étiez sous-estimée ou interchangeable. Ce n'est pas correct, et ce, peu importe le milieu de travail, pas juste pour les actrices.»

«Je crois qu'il faut avoir davantage conscience de cela lorsque l'on négocie, afin d'être fortes et unies, d'avoir un plan d'action cohérent, nous les femmes, concernant ce que nous devons faire pour que cela se concrétise.»

Le réalisateur Guillermo del Toro, qui a plaidé en faveur de l'égalité entre femmes et hommes sur la scène des Critics» Choice Awards jeudi soir, a pour sa part déclaré qu'il s'assurait toujours que les actrices dans ses films étaient traitées de manière juste.

«Je pense que c'est vraiment très important parce que le travail est exactement le même, a-t-il fait valoir, rappelant que Hollywood avait déjà, par le passé, reconnu ce principe. Si vous regardez l'âge d'or de Hollywood, ce n'était pas un phénomène qui existait à cette époque-là. Il y avait de grandes actrices, comme Joan Crawford et Bette Davis, qui alimentaient les films, qui en étaient le moteur, et qui étaient traitées et payées en conséquence. Je ne sais pas quand cela a changé, mais il faudrait qu'on revienne à cela.»




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