La comédienne Monia Chokri passe derrière la caméra.

André Duchesne LA PRESSE

En janvier 2013, elle réalisera son premier court métrage avec Metafilms, une jeune compagnie de production qui est derrière les oeuvres Nuit #1 (Anne Émond), Bestiaire (Denis Côté) ainsi que Laurentie et bientôt Le torrent de Simon Lavoie.

Pour la comédienne que l'on connaît pour ses rôles dans Les amours imaginaires et Laurence Anyways de Xavier Dolan, la réalisation est une suite logique à l'acte d'écrire.

«Au départ, j'ai eu envie d'écrire. Je n'avais pas cette idée de réaliser. Mais lorsqu'on se met à écrire, on a des images dans la tête. On voit des couleurs, on voit un ton», explique-t-elle en entrevue à Namur (Belgique) où elle siège au jury officiel des longs métrages du Festival international du film francophone (FIFF).

Pour le moment, elle garde pour elle le titre du projet et le propos du film. Par contre, elle confie que le casting sera entièrement féminin. Et quel casting! «Il y aura une panoplie de filles merveilleuses. Si tout va bien, si les horaires concordent, on retrouvera Magalie Lépine Blondeau qui joue le rôle principal, Anne Dorval, Sophie Cadieux, Émilie Bibeau, Émilie Gilbert, Anne-Élisabeth Bossé, Laurence Leboeuf, Marilyn Castonguay et Évelyne Brochu.»

À travers la réalisation, Mme Chokri voit plus de responsabilité, certes, mais aussi un accomplissement plus personnel. «J'aime beaucoup être actrice mais il est vrai qu'on a parfois l'impression de ne pas être totalement maître de son projet, dit-elle. En écrivant, il y a une mise à nu qui est plus grande. Lorsqu'on écrit, on ne peut faire semblant parce que nos préoccupations sont mises en lumière.»

De passage pour la seconde fois à Namur (elle y était venue en 2010 avec Xavier Dolan et Niels Schneider pour Les amours imaginaires), Mme Chokri se dit très honorée de cette place au jury.

«En raison de ma jeune carrière, ça m'a touchée d'être demandée, dit-elle. C'est signe, j'espère,  que je suis appréciée pour mon travail. Et je suis contente de le faire à Namur. C'est un beau festival qui me permet de découvrir les univers francophones dans le monde. Je suis vraiment intéressée à rencontrer ces univers et voir ce que sont les préoccupations des francophones et leurs perceptions sur le monde.»

Chaque année, un Québécois est invité sur le jury. L'an dernier, c'était la comédienne Isabelle Blais. En 2010, le cinéaste Benoit Pilon.

Le FIFF a lieu jusqu'au 5 octobre.

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Une partie des frais de ce reportage sont défrayés par le FIFF.