(Paris) Plusieurs constructeurs automobiles ont pris des engagements ces derniers mois pour cesser la production – ou la réduire drastiquement – des moteurs à combustion d’ici 2030 ou 2035.

Katia DOLMADJIAN et Marine LAOUCHEZ Agence France-Presse

Dernier en date, l’allemand Audi, filiale de Volkswagen, qui a annoncé mardi qu’il se concentrerait sur de nouveaux modèles électriques à partir de 2026, et arrêterait de produire des voitures équipées des traditionnels moteurs à combustion d’ici 2033.

BMW

Le constructeur allemand a revu à la hausse ses objectifs de ventes électriques, alors que des normes européennes d’émissions de CO2 de plus en plus strictes forcent tout le secteur à se reconvertir.

Sur les dix années à venir, BMW veut vendre dix millions de modèles 100 % électriques, contre plus de 4 millions annoncés précédemment. Pionnier des voitures à batteries avec l’i3, la marque haut de gamme a depuis pris du retard, notamment sur le concurrent américain Tesla.

En plus de proposer une option purement électrique pour chaque modèle de sa gamme, BMW a annoncé en mars que la marque Mini tournerait complètement le dos aux moteurs à combustion dans dix ans.

Le constructeur va investir 400 millions d’euros pour lancer dans son usine historique à Munich une nouvelle ligne de production électrique à la place de la fabrication de moteurs thermiques.

Volkswagen

Le groupe allemand compte atteindre une part électrique dans ses ventes européennes de 60 % d’ici 2030 et de 50 % au total, sans pour autant annoncer une date pour la fin des moteurs à combustion.

Il veut vendre en 2021 un million de voitures électriques et investira 46 milliards d’euros en cinq ans dans son virage vers cette technologie.

Porsche, filiale de luxe de Volkswagen, n’a pas annoncé de fin du diesel ou de l’essence, mais vise la neutralité en CO2 d’ici 2030. Elle va se lancer dans la production de cellules de batteries, dans le cadre d’une coentreprise avec la société allemande spécialisée Customcells, dans laquelle elle investit près de 100 millions d’euros, selon des annonces faites lundi.

Lamborghini, constructeur italien de voitures de sport qui appartient aussi au géant allemand, a dévoilé en mai « sa feuille de route vers l’électrification » de ses modèles, un plan ambitieux qui implique un investissement de plus de 1,5 milliard d’euros sur quatre ans.

En 2023, Lamborghini lancera son premier modèle de série hybride, et « d’ici fin 2024, l’ensemble de la gamme sera électrifiée ».

Volvo

Filiale du groupe chinois Geely, la marque prévoit de retirer de son catalogue d’ici 2030 tous ses modèles à combustion, y compris les hybrides, la même date que Bentley, ou Ford pour l’Europe.

« Dès 2025, la moitié de nos voitures seront électriques » a annoncé en mars dans un entretien à l’AFP Håkan Samuelsson, le PDG de Volvo Cars.

GM

L’Américain General Motors a l’intention de ne plus construire d’ici 2035 de voitures à émissions polluantes, même s’il ne s’est pas ouvertement engagé à n’offrir que des véhicules électriques en 2035.  

« Nous prenons des mesures pour y parvenir », avait précisé une porte-parole à l’AFP en janvier. « Cela demandera la collaboration du reste du secteur, des gouvernements et des clients. »

Stellantis

Les constructeurs automobiles PSA (Peugeot-Citroën-Opel) et FCA (Fiat-Chrysler) veulent jouer un des premiers rôles dans l’électrification en cours du marché automobile et ils n’investiront plus dans le développement de moteurs à combustion.  

Stellantis veut vendre 70 % de véhicules hybrides et électriques d’ici 2030, contre 14 % prévu en 2021.

Toyota

Le pionnier des voitures hybrides prévoit de réaliser en Europe 10 % de ses ventes en électrique et hydrogène d’ici 2025, aux côtés de 70 % d’hybrides, 10 % d’hybrides rechargeables et 10 % de voitures à essence, avait-il indiqué en avril.

Daimler (Mercedes-Benz)

Le groupe continuera à « accélérer » dans l’électrique et compte doubler les ventes de voitures électrifiées (incluant les hybrides) en 2021 sur un an. En 2025, 25 % des voitures vendues devraient être électrifiées, avant d’atteindre une part de 50 % en 2030, avait indiqué le groupe en avril.