Q. J’ai pris connaissance de la liste de véhicules qui feront l’objet d’un essai prochainement. Pas beaucoup de véhicules grand public là-dedans ! Je peux comprendre que les constructeurs poussent la promotion de véhicules à forte marge de profit, mais il me semble que c’est votre rôle de les retenir et d’exiger des véhicules à plus grande diffusion.

— Gilbert L.

Éric LeFrançois
Éric LeFrançois Collaboration spéciale

R. Nous demandons en effet sur une base hebdomadaire à nos lecteurs de nous raconter leurs expériences. Altérée régulièrement, cette liste que nous produisons ne reflète pas toujours les analyses que nous publierons à court terme. Les données recueillies servent également parfois à étayer certains commentaires que nous formulons dans la section « courrier ».

Dans le cadre du « banc d’essai », notre rôle consiste d’abord à vous informer sur les dernières nouveautés de l’industrie. D’ailleurs, nous nous efforçons de vous faire part des forces et des faiblesses de chacune d’entre elles avant même leur mise en marché, en plus de réaliser un comparatif succinct avec certaines de leurs rivales. Nous ne pouvons pas tous les inclure, mais au moins, cette section additionnelle au « banc d’essai » permet d’établir une certaine hiérarchie. Vous avez raison de relever que certains véhicules analysés dans le cadre du « banc d’essai » ne sont pas à la portée de toutes les bourses.

Avant d’aller plus loin, deux éléments méritent d’être mis en perspective. Le premier, d’ordre économique : les Québécois consacrent en moyenne 40 000 $ à l’achat de leur véhicule (dernière étude publiée par Desrosiers Automotive). Le second, mercantile : le portefeuille des constructeurs se compose de quelque 250 modèles et tous répondent à une demande suffisante.

Cela dit, peu importe le prix ou la catégorie, tous les bancs d’essai présentent un intérêt. Ils permettent de mieux comprendre les tendances et de découvrir les technologies et les avancées techniques qui auront un impact sur l’ensemble du parc automobile assez rapidement.

Enfin, depuis plus de 20 ans, nous nous efforçons de diversifier notre offre au moment de concocter notre calendrier d’essais. Celui-ci est conçu en fonction de nombreux paramètres (accessibilité, innovation, importance, etc.). À ces variables s’ajoutent aujourd’hui la pandémie et la pénurie de microprocesseurs. Cela aussi complique l’atteinte du meilleur équilibre possible.

PROTECTION HASARDEUSE

Q. Au moment de ma location automobile il y a quatre ans, j’ai souscrit une assurance « renonciation d’usure excessive » pour la somme de 1000 $. Celle-ci couvrait, jusqu’à concurrence de 10 000 $, les pneus, le pare-brise, les égratignures, etc. Elle m’apportait une certaine paix d’esprit. Mon bail arrivant à échéance, j’ai choisi d’acheter mon véhicule de location. À ma grande surprise, les 1000 $ ne me seront pas remboursés. Suis-je en train de me faire jouer par mon concessionnaire ?

– Audrey G.

PHOTO MIKE BLAKE, REUTERS

Il faut bien lire le contrat de location avant de le signer.

R. Logiquement, vous devriez avoir droit au remboursement de votre protection. Mais il y a une condition. La demande de remboursement doit figurer au contrat de location que vous avez signé il y a quatre ans. Si cette disposition ne figure pas au contrat, votre concessionnaire n’est pas tenu de vous rembourser. Selon l’Office de la protection du consommateur (OPC), « le consommateur qui prévoit acheter l’auto à la fin du bail ne devrait pas souscrire […] une telle assurance ».

POUR LES PETITS TRAVAUX

Q. J’aimerais faire l’acquisition d’un VUS, mes critères sont : économie d’essence, agrément de conduite et capacité de remorquage. Je regarde pour un modèle 2022, soit les Honda CR-V, Hyundai Tucson ou Santa Cruz (camionnette) et Nissan Rogue.

— Sly

PHOTO FOURNIE PAR FORD

Ford Maverick

R. Tous vos choix se défendent, mais vous devriez ajouter le futur Ford Maverick à votre liste en raison de la présence, de série, d’une mécanique hybride, de sa polyvalence (c’est une camionnette compacte) et de son prix de départ très concurrentiel. Vous pourriez également songer au Santa Cruz, dont le niveau d’équipements justifie le prix plus élevé.

FUTILE OU UTILE ?

Q. Pourriez-vous m’informer sur la nouvelle technologie qui consiste à couper le moteur lors d’un arrêt et à le réactiver lorsqu’on relâche les freins ? Il me semble qu’on dépense plus d’énergie en redémarrant le moteur après ces brefs arrêts aux feux de circulation, non ? Je me demande si, d’un point de vue écologique, il y a vraiment un aspect positif à ce nouveau dispositif.

– Geneviève, Montréal

PHOTO JENS MEYER, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Le dispositif de coupure automatique à l’arrêt contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

R. Inauguré par les premiers véhicules hybrides, le dispositif de coupure automatique à l’arrêt contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre et, naturellement, la consommation de carburant. Selon les tests menés par les constructeurs, la baisse de la consommation se chiffrerait entre 5 et 15 %. Des études indépendantes révèlent pour leur part que la réduction réelle de la consommation serait de 7 %.