Vendre son véhicule actuel à un commerçant est un véritable jeu d’enfant. La transaction est immédiate. Aucun souci à propos des formalités administratives. Aucune plainte à craindre après coup pour ce qui est de la qualité du bien vendu.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

Par contre, cette « tranquillité d’esprit » se paie. Vous devez en effet accepter un prix inférieur à celui que vous obtiendriez si vous le vendiez à un particulier. Ce faisant, vous en tireriez un meilleur prix, mais aussi quelques soucis : échéance incertaine à la revente, obligation de passer des annonces et du temps à consacrer à chaque acheteur plus ou moins intéressé.

Si vous acceptez les règles du jeu, vous devez, en qualité de vendeur, vous assurer de monter un dossier étoffé et sans surprise pour mériter la confiance des acheteurs potentiels. Donc, avant même de vous procurer le classique panneau rouge et blanc « À vendre » ou encore de publier une annonce, vous devez rassembler tous les documents utiles à un acheteur : contrat d’achat, manuel de garantie et d’entretien, factures de réparations, fiches de rappel (s’il y a lieu) et ainsi de suite.

Assurez-vous également de présenter votre véhicule sous son meilleur jour. Cela facilite la vente et révèle (parfois) le bon entretien dont a fait l’objet le véhicule sous votre toit de garage…

Une fois les documents bien en main, vérifiez si la garantie du constructeur couvre toujours le véhicule, ce qui est susceptible de rendre votre offre plus intéressante. L’acquéreur reconnaîtra cette délicate attention, ou à tout le moins sera en mesure d’évaluer les mesures prises pour assurer l’entretien du véhicule. Si l’auto a été accidentée, il y va de votre intérêt d’en informer l’acheteur.

Vous serez d’autant en meilleure posture que vous aurez pris soin de conserver vos factures et de noter tous les détails pertinents.

Aucun lien ?

Au vendeur aussi de présenter un titre de propriété clair. Par conséquent, ayez sous la main ces documents, notamment le contrat d’achat et, s’il y a lieu, la quittance du prêteur. Si vous n’avez pas complètement remboursé votre prêt, ne vous étonnez pas si l’acheteur souhaite libeller son chèque à votre nom et à celui du prêteur pour conclure la transaction.

Un particulier capable de fournir un rapport de vérification sur l’état du véhicule qu’il vend a déjà une longueur d’avance sur ses concurrents et dispose ainsi de renseignements qui l’aideront à établir un prix réaliste. S’il n’a pas lésiné sur l’entretien, évidemment.

Il serait sage d’indiquer les modalités de prise de possession. Ainsi, pour éviter que l’acheteur ne vous laisse en plan, demandez-lui un acompte, non remboursable, et stipulez clairement que si, à une date déterminée, le paiement entier et le transfert de propriété auprès de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) n’ont pas été effectués, la vente sera annulée. N’oubliez surtout pas de signer les deux copies identiques du contrat avant de vous présenter à un bureau de la SAAQ.