La joie qu’éprouvent certains automobilistes à faire reluire leur véhicule en ce printemps contrastera avec la tristesse de ceux qui devront évaluer les dégâts quelquefois irréparables causés par l’hiver. Comme le minuscule point de rouille décelé l’automne dernier qui a transformé la carrosserie en passoire.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

Si les panneaux extérieurs de votre véhicule commencent à ressembler à un gruyère, une visite chez le carrossier s’impose. Mais avant de prendre rendez-vous pour une évaluation des dommages, on se questionne un peu.

Préalablement, il faut s’attarder à l’état général de son véhicule et ne pas se raconter d’histoires sur ses finances (il y a un prix à payer pour retrouver l’éclat d’antan). Est-ce que cela vaut le coût ? Si vous n’avez pas l’idée de conserver votre véhicule plus que quelques années, sans doute pas. Encore moins si vous estimez que votre véhicule requiert une peinture complète.

« Cette pratique est de moins en moins fréquente de nos jours, raconte Daniel Charette, président de Carrosserie DC. La qualité accrue des peintures automobiles fait en sorte que les consommateurs optent généralement pour des retouches ou, dans les cas les plus graves, le remplacement de certains panneaux de carrosserie [portières, capot, carénages, etc.]. »

Des traitements qui peuvent coûter quelques centaines, voire quelques milliers de dollars. Et le débosselage sans peinture ? « Cela se prête bien pour réparer des bosses de la taille d’une prune sur une surface plane », prévient notre interlocuteur.

Vérifier la garantie

« C’est bête, mais la première étape est de s’assurer que la garantie de son véhicule est en vigueur », affirme Daniel Charette. Trop souvent, les consommateurs font exécuter les travaux à leurs frais, alors que la garantie du constructeur est toujours valide. Idem pour ceux qui ont opté pour une protection antirouille et qui ont respecté le calendrier d’inspection préconisé par le constructeur.

Une fois que vous aurez trouvé les ateliers de carrosserie, prenez rendez-vous et ouvrez grand les yeux. La propreté presque clinique des lieux ne dit pas tout. Attendez de voir le devis des travaux.

Au fait, le carrossier a-t-il effectué un examen approfondi de votre véhicule ou seulement estimé visuellement le coût des réparations ?

Cela dit, ne vous limitez pas aux seuls chiffres. Il faut également tenir compte des services compris (vous propose-t-on un véhicule de remplacement ?) ; la garantie et la qualité des matériaux (vous avait-on promis des pièces d’origine ?) méritent tout autant votre attention.

Avant de prendre votre décision, vous aurez préférablement trois évaluations en main. La tarification de la main-d’œuvre devrait varier tout au plus de cinq heures. Le prix des pièces devrait être sensiblement le même.

Les jantes aussi

Au même titre que la carrosserie, l’état des jantes devrait être une préoccupation prioritaire des automobilistes. Considérant nos conditions climatiques et l’état parfois lamentable de nos chaussées (lire les nids-de-poule), les jantes s’abîment très aisément et peuvent entraîner des problèmes mécaniques sérieux que des plombs d’équilibrage ne corrigeront pas.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

Les jantes s’abîment très aisément et peuvent entraîner des problèmes mécaniques sérieux.

En plus de causer des dommages aux pneumatiques, des jantes en mauvais état peuvent entraîner une usure prématurée du système de direction et de suspension de votre véhicule. Considérant le coût élevé des roues d’origine, le consommateur a la possibilité de les faire réparer pour une fraction du prix. Il existe aussi plusieurs marchands spécialisés dans la vente de jantes restaurées.