Le consommateur moyen consacre plusieurs heures à la recherche du véhicule qui conviendra à ses goûts, à ses besoins et à sa capacité de payer. Avant d’arrêter son choix, il tiendra compte des informations techniques, de l’avis des critiques et des gens qui l’entourent et se lancera aussi dans la comparaison des prix. Aucun élément ne sera négligé.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

Pourtant, ce même consommateur fait généralement preuve de laxisme au moment de se procurer des pneus d’hiver. On peut comprendre pourquoi face à l’étendue du choix et de modèles. Alors, pour peu que le pictogramme du flanc de montagne et du flocon de neige se trouve estampillé sur son flanc – gage de son appartenance à la catégorie hiver de son fabricant – impossible de se faire passer un sapin. 

En fait, si. 

Bien que les pneus soient tous ronds et noirs, le dessin de la semelle diffère, tout comme la qualité des composants qui entrent dans leur fabrication. Ces deux éléments permettent de différencier l’efficacité d’un pneu d’hiver, pas le pictogramme. Pour l’heure, ce dernier est décerné à tout pneu en mesure d’offrir une motricité supérieure de 10 % à celle d’un pneu quatre saisons et une performance adéquate tout au plus lorsque le mercure chute sous le point de congélation.

Si un pneu d’hiver se reconnaît à son pictogramme, il ne faut donc jamais oublier que celui-ci, peu importe la marque ou le modèle, représente un compromis. Certains excellent sur la glace, d’autres sur la neige. Il importe de définir correctement vos besoins et l’utilisation que vous en ferez avant de les acheter.

Un bon conseiller sera en mesure de vous aider dans votre choix. À ce sujet, privilégiez les dépositaires spécialisés et multimarques afin de vous faire une meilleure idée des derniers changements technologiques. Ils sont généralement plus objectifs que les détaillants uniques et mieux renseignés que certains magasins à grande surface. 

L'importance de la marque

Il peut être utile de rendre visite à votre concessionnaire qui, parfois, limite son offre à des produits spécifiquement adaptés aux véhicules qu’il vend. Au cours de ce pèlerinage, informez-vous de la garantie offerte par le fabricant. Les réclamations des consommateurs résultant des risques de la route sont deux fois plus nombreuses en hiver qu’en toute autre saison. 

Outre la garantie, il vaut mieux s’en tenir à une marque connue et largement diffusée si jamais vous deviez, au loin, remplacer l’un des pneus. 

Enfin, méfiez-vous du prix, magasinez et comparez. Et, surtout, méfiez-vous de l’avis de ces représentants qui ont les poches pleines de bons de réduction qui promettent, à l’achat de trois pneus d’hiver, de vous offrir le quatrième gratuitement ou de vous offrir une remise en argent en privilégiant une marque ou un modèle au détriment d’un autre.

Le portefeuille grimace à l’idée de payer des pneus d’hiver neufs ? Il en existe sûrement deux paires sur le marché de l’occasion qui pourraient faire l’affaire. Assurez-vous toutefois que ceux-ci conviennent à votre véhicule, qu’ils aient la même taille et que la profondeur de la bande de roulement de vos pneus soit d’au moins 4,8 mm (6/32 de pouce) au moment de leur installation. Il s’agit du minimum acceptable afin de ne pas compromettre votre sécurité, et ce, même si la loi autorise l’utilisation de pneus ayant seulement 1,6 mm (2/32 de pouce).

Pneus d'hiver obligatoires

Petit rappel amical : les pneus d’hiver sont obligatoires au Québec du 1er décembre au 15 mars. Il importe de rappeler qu’il n’est pas obligatoire d’avoir des pneus d’hiver pendant les sept jours qui suivent l’achat d’un véhicule de promenade à un commerçant ou pendant les sept jours qui précèdent la fin d’un contrat de location de 12 mois ou plus.

Pour les automobilistes qui quittent le Québec pour un temps plus clément au cours de cette période, il est possible d’obtenir sans frais auprès de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) un certificat d’exemption de pneus d’hiver.