Trois sous-traitants de pièces et de systèmes italiens ont des rôles-clefs dans la nouvelle Aston-Martin One-77, note le magazine Automotive News Europe.

Mis à jour le 11 mars 2012
Denis Arcand LA PRESSE

Oerlikon-Graziano a conçu spécialement pour la One-77 une boîte manuelle automatisée haute performance pour gérer les 750 chevaux du moteur V12 de 7,3 litres. Le carter qui contient et protège la transmission est en aluminium, coulé dans une forme qui assure rigidité et légèreté. Il abrite des engrenages cylindriques enrobés de «Balinite C», un traitement spécial dont Oerlikon-Graziano dit qu'il réduit l'usure quand les pignons et les roues sont soumis à des charges très hautes, même à des vitesses de rotation qui réduisent l'efficacité des lubrifiants. Pour mettre ceci (et les paragraphes suivants) en contexte, rappelons que les prototypes construits par Aston-Martin ont réussi le 0-100 km/h en 3,5 secondes, puis atteint 354 km/h.

Un autre italien, Brembo, fournit les étriers de freins en composite carbone-céramique. À la fabrication, Brembo enrobe de silicone les disques destinés à la One-77, puis les moule à 1700 ºC. Ce matériau dissipe la chaleur du freinage beaucoup plus vite que la fonte, dit Brembo, ce qui préserve l'efficacité des freins même durant un usage intensif prolongé.

L'autre contributeur italien à la super voiture britannique est Pirelli, qui fournit à la One-77 des PZéro Corsa.

Aston-Martin ne va construire que 77 One-77 à son usine de Gaydon, en Angleterre, mais les Italiens auront quelques raisons de l'appeler la Uno-Settenta-sette.