Neige ou pas, samedi prochain, vous roulerez tous (enfin presque) sur vos pneus d'hiver. Il faudra revoir certaines habitudes de conduite et corriger des lacunes aussi avant de prendre la route.

Éric Lefrançois, collaboration spéciale LA PRESSE

Comment voulez-vous bien conduire si vous n'y voyez rien? N'êtes-vous pas de ceux qui, trop pressés ou inconscients, prennent la route sans se soucier de retirer l'encombrante robe blanche dont se pare votre véhicule après une chute de neige? «À quoi bon?», entend-on parfois. D'un coup de balai, on dégage partiellement le pare-brise. «Les kilomètres et le vent se chargeront du reste!» De la glace? Plutôt que de la gratter, certains préfèrent vider le réservoir de lave-glace de son précieux contenu, histoire de la faire fondre... temporairement. Ainsi naissent et se multiplient les «igloomobiles». Ô paresse, quand tu nous tiens!

Balayer les surfaces vitrées, c'est bien, mais cela ne suffit pas. Allons, un petit effort! Découvrez aussi les phares, les feux, le toit et le coffre. Et n'oubliez pas la plaque d'immatriculation, sans quoi les représentants des forces de l'ordre pourraient vous coller une amende de quelques centaines de dollars.

L'opération déneigement (ou déglaçage, c'est selon) devrait se dérouler pendant que le moteur tourne. D'une part, si un problème mécanique devait survenir au moment de mettre le contact, vous seriez en mesure de le découvrir plus rapidement et de prendre les mesures qui s'imposent. D'autre part, les principaux composants du véhicule auront le temps de se «dégourdir» un peu, de sorte qu'ils offriront leur plein rendement lorsque vous prendrez le volant. Pour accélérer le processus, laissez le système de chauffage souffler à pleins poumons en mode «recycler»; cette fonction ne devrait toutefois être utilisée que pour une période inférieure à 10 minutes, sans quoi l'air ainsi circulé risque d'être vicié par le gaz carbonique ou, à tout le moins, d'embuer les glaces.

Par ailleurs, des études ont clairement démontré qu'un habitacle trop froid nuit à la concentration. Pire encore, si l'on souffre d'un rhume, de problèmes de la vessie ou de maux de dos, les symptômes s'aggraveront en s'assoyant sur un siège gelé. Vive les baquets chauffants! Cela dit, il faut cependant se garder d'opter pour l'autre extrême et de surchauffer l'habitacle, afin de ne pas s'exposer à la somnolence. La modération a, ici aussi, meilleur goût.

Adapter sa position de conduite

La conduite hivernale ne nécessite bien entendu aucune posture particulière. Malencontreusement, plusieurs automobilistes profitent de cette saison pour la modifier. Les vêtements chauds, tout indiqués qu'ils soient pour affronter le froid extérieur, deviennent carrément étouffants à l'intérieur de l'habitacle. De plus, leur encombrement compromet parfois la liberté des mouvements derrière le volant.

C'est pourquoi il vaut mieux, une fois atteinte la température voulue, retirer ce gros manteau et ces grosses bottes, à condition bien sûr d'avoir prévu des chaussures plus confortables et mieux adaptées au pédalier de votre véhicule. Au moment de vous dévêtir, de grâce, arrêtez-vous! Sécurité oblige.

L'heure n'est pas à vous tirailler avec votre manteau et encore moins à déboucler votre ceinture de sécurité pendant que le véhicule est en mouvement. Parions que cela, vous le saviez déjà, mais les autres....