Comme vous, sans doute, j'ai applaudi la décision du gouvernement du Québec de réinstaurer l'obligation de suivre un cours de conduite, ayant toujours considéré que le droit de (bien se) conduire représente un privilège et non un acquis, contrairement à une certaine croyance populaire.

Éric Lefrançois, collaboration spéciale
Éric Lefrançois, collaboration spéciale LA PRESSE

En forçant les nouveaux conducteurs à prendre la direction de l'école, le gouvernement du Québec avait, en compagnie des autorités compétentes, l'obligation de dépoussiérer ses vieux manuels et de revoir de fond en comble les méthodes d'apprentissage. Il n'a changé que des virgules, saupoudré quelques heures d'apprentissage additionnelles et ajouté un - trop long - volet sur la conduite écologique qui ne fera l'objet d'aucune évaluation.

Rien non plus sur les nouvelles technologies embarquées (antipatinage, correcteur de stabilité électronique, etc.). Cela est laissé à la discrétion de l'école et sans doute que la SAAQ a tranché que tous les nouveaux conducteurs prendront le volant de bazous dépourvus de ces avancées techniques. De toute manière, à quoi bon, l'examen ne comporte aucune question sur le sujet. Rien non plus sur la conduite hivernale (dérapage, maîtrise, etc.) et ses nombreux pièges. Pourtant, certaines écoles de conduite offrent ce service, moyennant supplément. Des intéressés?

En revanche, on vous dira tout sur l'art d'obtenir votre permis, comme j'ai eu l'occasion de l'entendre lors d'une séance d'information organisée à l'intention des apprentis conducteurs et de leurs accompagnateurs. «Pour l'examen de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), nous vous suggérons de vous rendre à tel établissement, plutôt qu'à celui-ci, car le parcours emprunté par les évaluateurs comporte peu ou pas d'embûches.» Dites, a-t-on plus de chances à Mont-Laurier?

Le plus ennuyant, cependant, demeure l'accent placé sur le nombre de points d'inaptitudes (4) et la tolérance zéro pour la consommation d'alcool. Le mot d'ordre est: soyez vigilants, obéissants et attentifs pour les trois prochaines années (une année d'apprenti et deux ans de probation) et après... Oui et après? Quinze points en banque et la possibilité de consommer de l'alcool à la condition de ne pas enfreindre la limite permise, soit 0,08. Party time, non?

Tant qu'à exercer un semblant de répression, pourquoi ne pas l'étaler davantage dans le temps? Pourquoi ne pas augmenter progressivement le nombre de points pour s'assurer de la progression du nouveau conducteur et de sa bonne conduite? Petit rappel amical: les jeunes de moins de 25 ans sont responsables de 49% des cas de conduite dangereuse. Alors qu'ils représentent 10% des détenteurs de permis.

Ces mesures paraissent sans doute discriminatoires à l'égard des nouveaux conducteurs et elles le sont dans la mesure où la SAAQ n'a encore rien fait pour les conducteurs «d'expérience». Peine perdue, croyez-vous? Peut être bien, mais puisqu'ils se prétendent tous de très bons conducteurs, alors peut-être n'ont-ils pas besoin de se voir allouer 15 points eux non plus?

MOSPORT

Pierre-Marc «Schumi» Durivage

Notre collègue Pierre-Marc Durivage n'a sans doute pas été appelé à prendre part au Grand Prix de Formule 1 d'Allemagne qui s'est déroulé hier, mais il a toutefois offert toute une performance sur le circuit de Mosport la semaine dernière en décrochant le titre «pilote s'étant le plus amélioré». À voir dans la section vidéo de notre site internet sur www.monvolant.cyberpresse.ca

AUDI A7

C'est pour aujourd'hui

À surveiller aujourd'hui, le dévoilement officiel de la nouvelle A7 d'Audi.

EQUUS

C'est confirmé

C'est confirmé, Hyundai Canada inscrira la nouvelle Equus (une Classe S à la coréenne) à sa gamme de modèles 2011.