Le président de Mazda croit que les moteurs à essence vont être encore présents sous le capot de 80% à 90% des voitures dans 20 ans, et demeure persuadé que le constructeur nippon peut continuer de croître même s'il ne propose pas de voiture tout électrique.

Yuri Kageyama ASSOCIATED PRESS

Les commentaires émis jeudi par Takashi Yamanouchi contrastent avec la position de son rival japonais Nissan, qui met beaucoup d'énergie dans sa nouvelle Leaf, l'une des premières voitures grand public entièrement électriques.

M. Yamanouchi soutient que son nouveau moteur Skyactiv, plus économe, va être un pilier de la stratégie de croissance du constructeur d'Hiroshima, qui espère marquer des points dans les pays émergents, marchés où l'on s'attend à ce que les voitures hybrides et électriques connaissent moins de succès que dans les économies développées.

«Skyactiv sera l'un des moteurs de notre croissance, a affirmé M. Yamanouchi aux reporters présents dans un hôtel de Tokyo à l'occasion du lancement de la nouvelle Demio, sous-compacte vendue ailleurs dans le monde sous le nom de Mazda 2. Une des versions de la petite voiture sera proposée au Japon avec un moteur Skyactiv. Mazda espère y vendre 6000 Demio par mois.

Mazda a indiqué ne pas avoir l'intention de proposer le moteur Skyactiv dans les Mazda 2 vendue ailleurs sur la planète, mais des modèles plus imposants de la gamme vont éventuellement bénéficier de cette technologie verte. La Mazda 2 Skyactiv promet de consommer aussi peu que 3,3 L/100 km, en utilisant notamment un dispositif d'arrêt automatique du moteur lorsque la voiture est immobile.

Mazda ne propose actuellement aucune voiture hybride, mais prévoit en offrir une en 2013.

M. Yamanouchi a répété que l'objectif de Mazda était de vendre 1,7 million de voitures annuellement d'ici la fin de l'année fiscale se terminant en mars 2016. L'année fiscale qui s'est conclue en mars 2011 a vu Mazda écouler 1,1 million d'unités à travers le monde.

Mazda, comme les autres constructeurs japonais, a été victime du ralentissement entraîné par le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars dernier, mais a été davantage affecté que les autres par la hausse du cours du yen étant donné qu'il vend au Japon des voitures construites dans des usines étrangères.