C'est aujourd'hui la date limite pour faire poser des pneus d'hiver sur les véhicules immatriculés au Québec.

Catherine Handfield
Catherine Handfield LA PRESSE

Alain, de Montréal, a attendu à la toute dernière minute pour faire changer ses pneus sur son camion Ford F-150. Lundi matin, il a dû appeler quelques garagistes avant d'en trouver un qui avait les bons pneus en magasin.

"Je n'ai pas eu le temps de le faire avant, a dit Alain, rencontré lundi avant-midi chez Alex pneu et mécanique, à l'angle de l'avenue Papineau et de la rue Saint-Grégoire, à Montréal. Comme j'ai un quatre pattes, je n'ai pas eu de misère à rouler dans la neige avec mes pneus d'été."

Contrairement à Alain, plusieurs automobilistes ont été surpris par la tempête survenue en début de semaine dernière. Cette bordée de neige les a incités à faire changer leurs pneus quelques jours avant la date limite, selon Léo Lapalme, aviseur technique au Centre mécanique et pneu Papineau.

"La tempête a réveillé pas mal de monde, a-t-il dit. Nous avons donné un bon coup la semaine dernière. Cet après-midi, nous avons seulement trois clients pour des pneus d'hiver." Deux ans après l'entrée en vigueur du règlement sur les pneus d'hiver, les Québécois commencent peut-être à s'y prendre à l'avance, ajoute Léo Lapalme.

Steve Arruda, conseiller technique chez Alex pneu et mécanique, constate lui aussi une baisse du nombre de retardataires cette année. "L'an dernier, il n'avait pas neigé, et tout le monde avait attendu au 15 décembre", a-t-il dit.

Malgré cela, les garagistes d'Alex pneu et mécanique travaillaient sans relâche lors au passage de La Presse. "C'était occupé hier et aujourd'hui, a dit Steve Arruda. Et même si la date limite est passée, ça va l'être après le 15 décembre aussi!" a-t-il dit.

Les automobilistes québécois pincés avec des pneus d'été ou des pneus quatre saisons entre le 15 décembre et le 15 mars s'exposent à des amendes allant jusqu'à 300$ depuis la modification du Code de la sécurité routière, en 2008.