Le nouveau président de General Motors Canada croit que le constructeur automobile est en mesure de reprendre la position de numéro un au pays dès cette année.

Kristine Owram LA PRESSE CANADIENNE

Le but de GM est de vendre «plus de 16%» de tous les véhicules automobiles au Canada en 2010, a déclaré Kevin Williams, la semaine dernière, à l'occasion de sa première rencontre avec la presse depuis qu'il a pris les rênes de la filiale canadienne, plus tôt cette année.

 

À la fin du mois de mai, GM détenait 15,4% du marché canadien, ce qui le plaçait en deuxième place derrière Ford, à 16%, selon des données compilées par DesRosiers Automotive Consultants. On est loin de l'époque, pendant la dernière décennie, où GM vendait plus du quart de tous les véhicules au pays et occupait systématiquement la première place.

 

«J'ai mis notre équipe au défi de terminer cette année en position de tête sur le marché, a affirmé M. Williams. Même si le premier trimestre ne nous a pas permis de prendre la place du leader, nous démontrons au deuxième trimestre qu'avec nos marques, nous atteignons notre vitesse de croisière.»

 

Non aux vieilles stratégies

 

GM ne recourra pas à ses vieilles stratégies consistant à augmenter le nombre de ventes aux entreprises de location de voitures ou à offrir des rabais très importants pour attirer les acheteurs à tout prix, a toutefois assuré le dirigeant. Quitte à devenir «le numéro deux le plus rentable», a-t-il dit.

 

«Pouvons-nous occuper 17 ou 18% du marché? Absolument, mais le genre de chose qu'il faut faire pour y arriver n'est pas le même dans le nouveau General Motors», a soutenu Kevin Williams.

 

«Nous ne voulons pas jouer au jeu des rabais incitatifs comme nous l'avons fait dans le passé», a-t-il ajouté.

 

L'an dernier, la société mère de GM Canada a subi une restructuration judiciaire aux États-Unis, au cours de laquelle le constructeur a aboli plusieurs marques pour se concentrer sur Chevrolet, Cadillac, Buick et GMC.

 

La récession

 

Tous les constructeurs automobiles ont été frappés par la récession, mais GM et Chrysler l'ont été plus durement. Des analystes soulignent que les difficultés de Toyota ont incité le géant japonais à remettre les mesures incitatives musclées au goût du jour. M. Williams estime toutefois que le niveau actuel des rabais dans l'industrie ne pourra pas continuer et qu'il diminuera d'ici à la fin de l'année.

 

Les ventes de GM ont reculé de façon significative au cours des derniers mois en raison de la réduction du nombre de ses marques. En mai, ses revenus ont plongé de 17,6% au Canada par rapport au même mois de l'an dernier.

 

GM Canada s'est fixé l'objectif de convaincre plus de 70% des propriétaires de véhicules de marques disparues comme Pontiac à rester dans son giron.

 

Le constructeur misera sur sa nouvelle voiture à alimentation électrique et à essence, la Chevrolet Volt, qui sera commercialisée au Canada à compter du deuxième trimestre de 2011.

 

GM Canada emploie environ 9000 personnes. Kevin a indiqué mercredi que la plupart des travailleurs qui font actuellement l'objet d'une mise à pied temporaire seront rappelés d'ici à la fin de l'année.

 

Natif du Maryland, M. Williams a remplacé Arturo Elias à la tête de GM Canada en mars.