«Si je dirigeais deux entreprises sans aucune synergie, ce serait trop. Mais ces deux entreprises ont beaucoup en commun, et c'est la raison pour laquelle je suis là», a affirmé M. Ghosn au quotidien Financial Times (FT).

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Si je dirigeais deux entreprises sans aucune synergie, ce serait trop. Mais ces deux entreprises ont beaucoup en commun, et c'est la raison pour laquelle je suis là», a affirmé M. Ghosn au quotidien Financial Times (FT).

À l'occasion d'un remaniement de la direction de Nissan en mars dernier, M. Ghosn a délégué à un de ses vice-présidents la supervision des opérations nord-américaines du groupe, dont il s'occupait jusqu'alors personnellement.

Mais le PDG a affirmé que cette mesure a été longuement planifiée. «Ce n'est pas que j'étais surmené», a-t-il assuré au FT.

Nissan a subi lors de l'exercice 2006-2007 la première baisse de son bénéfice net depuis l'arrivée au volant de Carlos Ghosn en 1999. Le bénéfice net de Renault a également reculé de plus de 20% au premier semestre 2007.

La contre-performance de Nissan a constitué «une déception», mais le groupe reste «extrêmement rentable» avec une marge d'exploitation de 7,4%, nettement supérieure à la moyenne du secteur, a rappelé le PDG.

Renault possède 44,3% de Nissan, lequel contrôle à son tour 15% de Renault.

En raison des turbulences traversées actuellement par Nissan, le projet d'élargir cette alliance à un troisième partenaire, un nord-américain, a été mis en veilleuse. Mais il n'a pas été enterré, a assuré Carlos Ghosn.

«Fondamentalement, je pense qu'élargir l'alliance est une bonne stratégie», a-t-il affirmé.

Il y a un an, Nissan et Renault avaient discuté avec l'américain General Motors (GM), mais ces négociations n'avaient finalement rien donné.

Interrogé par le FT sur les trois cas de suicide récemment signalés parmi les employés de Renault en France, Carlos Ghosn a nié toute pression excessive de la direction sur les salariés.

«Un suicide, c'est quelque chose qu'il faut toujours prendre très au sérieux et il est nécessaire d'analyser ce qui s'est produit», a-t-il déclaré.

Cependant, «je ne crois pas qu'au sein de Renault nous fassions quoi que ce soit d'extraordinaire, qui dépasserait les capacités de nos gens», a-t-il ajouté.