«Les ventes de décapotables sont un phénomène croissant, assure Olivier Beaudoin, directeur des ventes chez Mazda de Sherbrooke. Cette année, on en a vendu plus qu'avant. Les clients, c'est vraiment des baby-boomers (nés avant 1965). La décapotable n'est jamais leur véhicule principal, ou très rarement».

Albert Bérubé
Albert Bérubé

«Les ventes de décapotables sont un phénomène croissant, assure Olivier Beaudoin, directeur des ventes chez Mazda de Sherbrooke. Cette année, on en a vendu plus qu'avant. Les clients, c'est vraiment des baby-boomers (nés avant 1965). La décapotable n'est jamais leur véhicule principal, ou très rarement».

«Il y a plus de femmes que d'hommes qui viennent pour une décapotable, mais il y a beaucoup de couples, puisque c'est leur deuxième ou troisième auto... Ce sont des gens qui ont moins de soucis financiers que la moyenne, c'est sûr.»

«C'est une auto pour voyager le coeur léger. Quand il fait beau, on se promène en MX-5», dit le vendeur avec le sourire de celui qui vante son produit. La MX-5, successeur de la Miata sortie en 1989, est une voiture à deux places à propulsion arrière, inspirée des roadsters britanniques des années 60. Son prix varie entre 27 000 $ et 39 000 $ selon les options, souligne M. Beaudoin.

Clientèle féminine

«Il y a un engouement, c'est sûr», souligne de son côté Yvan Fréchette, associé chez Volkswagen de l'Estrie. «Chez nous, c'est 70 % de femmes qui achètent des décapotables, que ce soit la New Beetle ou la Eos». Les prix de ces modèles à l'état neuf varient entre 30 000 et 45 000 $, précise-t-il.

La New Beetle décapotable existe depuis 2003, et la Eos (du nom de la déesse grecque de l'aurore) est nouvelle de 2007. «La Eos, un coup le toit refermé, ça n'a pas l'air d'un cabriolet», fait-il valoir.

Et l'âge des clients est bien variable, selon M. Fréchette. «J'en ai de 30 ans, comme de 60 ans».

Un autre modèle bien populaire de décapotable est bien sûr la Mustang cabriolet, disponible en version ordinaire ou GT (sport) pour un coût variant entre 30 000 et 70 000 $, comme le note Michel Dionne, chez Val-Estrie Automobiles.

«L'engouement est venu il y a quelques années et s'est maintenu. La clientèle est pas mal moitié-moitié hommes et femmes pour la version ordinaire, et à environ 75 % d'hommes pour le plus gros moteur. La Mustang a été redessinée en 2005, inspirée des premiers modèles des années 60».

Les versions cabriolets sont disponibles dans de nombreuses marques d'automobiles. Les mordus vont parfois aussi opter pour des modèles usagés ou plus anciens dont ils ont toujours rêvé.

Pour ce qui est des coûts d'assurance d'une décapotable, ils sont à peine plus élevés que ceux d'une auto ordinaire. «Par exemple, l'écart moyen de la prime pour une Mustang conventionnelle et une Mustang décapotable est d'environ 4 % de plus pour la décapotable», précise Audrey Bouchard, conseillère en communications et relations publiques chez La Capitale assurances générales.