Munie d'une motorisation hybride alliant un groupe électrique et, au choix, une cylindrée turbo mulitcarburants ou une pile à hydrogène, cette voiture incarne la promesse de GM de transformer radicalement l'automobile telle qu'on la connaît aujourd'hui.

Alain McKenna COLLABORATION SPéCIALE

Munie d'une motorisation hybride alliant un groupe électrique et, au choix, une cylindrée turbo mulitcarburants ou une pile à hydrogène, cette voiture incarne la promesse de GM de transformer radicalement l'automobile telle qu'on la connaît aujourd'hui.

Dans sa version la plus réaliste, la Volt est en mesure de parcourir jusqu'à 64 kilomètres strictement grâce à l'alimentation électrique de la pile au lithium-ion qu'elle dissimule sous sa carrosserie. Après cela, une cylindrée turbo d'un litre se met de la partie et recharge la pile afin de gonfler cette autonomie à 1000 kilomètres par plein. C'est ce que dit Marc Boismenu, ingénieur pour la société GM du Canada à Oshawa, en Ontario.

«Sinon, la pile peut être chargée en six heures à partir d'une prise de courant résidentielle», ajoute-t-il. «Pour les gens qui n'utilisent leur voiture que pour aller au travail, ça peut signifier qu'ils ne verront plus très souvent la station d'essence.»

Réalité ou chimère?

La promesse de GM «d'électrifier» l'automobile date d'il y a cinq ans déjà. En 2002, Rick Wagoner, PDG du groupe, a promis que sa société fabriquerait un véhicule à énergie alternative abordable et pouvant être vendu partout dans le monde.

Plus tôt cette année, son subalterne responsable des technologies de propulsion, Larry Burns, affirmait que la seule conception d'une pile au lithium-ion assez abordable pour être utilisée dans un véhicule hybride rechargeable comme la Volt nécessiterait encore au moins cinq ans de travail.

La semaine dernière, M. Boismenu refusait de donner un échéancier pour la mise en marché d'un véhicule utilisant la mécanique en grande partie électrique de la Volt. «D'ici quelques années», est la réponse la plus claire formulée par le porte-parole de GM Canada.

L'ingénieur ajoute cependant que GM est passée de l'étape de la recherche pure à la mise au point de cette technologie. Autrement dit, ça progresse. Même que deux fabricants de piles ont été mandatés afin de trouver la meilleure technologie pouvant être mise en marché sous peu. Mais encore là, sans échéancier fixe.

«La prochaine étape sera d'adopter la meilleure des deux piles, résume M. Boismenu. Mes patrons disent que ça va prendre encore au moins cinq ans, mais ça devrait aller plus vite que ça.» Reste à voir qui aura raison.