Simon Boehm

Les ventes de voitures particulières neuves en France ont progressé en janvier par rapport à l'an dernier, mais les marques françaises Renault et Peugeot ne profitent pas de ce rebond dans un contexte de concurrence exacerbée avec les constructeurs étrangers.

Après deux mauvais mois en novembre et décembre, le marché français des voitures neuves a repris des couleurs en janvier, affichant 171 669 immatriculations, soit une progression de 1,8% sur un an, selon les chiffres publiés jeudi par le Comité des Constructeurs Français d'Automobiles (CCFA).

Mais cette embellie a essentiellement profité aux constructeurs étrangers, dont la part de marché s'est établie à 48,5% (contre 48,2% en décembre et 45,7% pour l'année 2006) pour 96 729 immatriculations.

Les constructeurs français, qui publieront la semaine prochaine leurs résultats financiers pour 2006, ont continué à peiner.

Le groupe Renault a vu ses immatriculations reculer de 7% en janvier à 40.113 unités. La baisse s'établit à 5,4% pour la seule marque Renault avec 38 315 voitures immatriculées pour une part de marché de 22,3%.

Renault continue à faire le gros dos, après avoir prévenu début janvier que le premier semestre resterait sur «une tendance baissière» dans l'attente des nouveaux modèles.

L'arrivée de la nouvelle Twingo cet été, puis à l'automne de la future Laguna «marquera le début de la croissance des ventes, tout en maintenant la priorité à la rentabilité», a réaffirmé Renault jeudi.

La marque au losange souligne toutefois la poursuite de la progression de la Clio (+1,9%) qui demeure la voiture la plus vendue en France.

La Logan de sa filiale roumaine Dacia recule fortement (-31,8%) par rapport à une référence 2006 très élevée, mais Renault fait état de très bonnes commandes en janvier.

PSA Peugeot Citroën a également enregistré une baisse de 3,3% de ses immatriculations de voitures en janvier à 50 026 unités, avec une part de marché globale de 29,1%.

Mais les performances de deux marques du groupe sont contrastées. Citroën tire son épingle du jeu avec une progression de 4,1% à 22.323 voitures immatriculées pour une part de marché de 13% tandis que Peugeot baisse de 8,6% à 27 703 unités avec une part de marché de 16,1%.

Citroën met l'accent sur le «succès du démarrage» du Grand C4 Picasso, lancé en octobre.

Chez Peugeot on a signalé des difficultés ponctuelles dans la disponibilité de véhicules en janvier, mais aussi le «succès de la 207», deuxième meilleure vente française.

Pour Peugeot, le repli des ventes de voitures a été en partie contrebalancé par les ventes de petits utilitaires (+11,6%). Sur le cumul des deux catégories, le recul pour le groupe PSA n'est que de 0,4% en janvier.

Les marques étrangères continuent de leur côté à faire preuve de dynamisme, avec une progression de leurs ventes de 9,1% en janvier.

Le groupe Volkswagen reste le premier constructeur étranger avec une hausse de 14,4% de ses immatriculations pour une part de marché de 12,5% (21 465 immatriculations), dont 7% pour la seule marque Volkswagen.

Mais Toyota (avec Lexus) a affiché la plus forte hausse des immatriculations en janvier (+37,2%) et se rapproche du groupe Ford en repli de 2,4%. Le groupe BMW est également en forte progression (+34,3%). Les groupes Fiat (+5,5%) et DaimlerChrysler (+4,6%) réalisent aussi de bonnes performances.