Honda a récemment transmis aux médias une première esquisse de son très attendu multisegment Prologue. Le modèle, qui constitue la première incursion dans le tout-électrique pour la marque japonaise sur le sol nord-américain, est codéveloppé avec General Motors (GM) et tentera de grappiller des ventes à une concurrence qui s’enracine progressivement avec son offre électrique.

Publié le 24 mai
Charles René
Charles René La Presse

Dessiné dans le studio de design du constructeur à Los Angeles, le multisegment présente des lignes plutôt simples et efficaces en apparence. L’aspect costaud semble assuré par des ailes sculptées, mais difficile d’évaluer les proportions en raison du ratio de l’illustration. Comme tout véhicule électrique construit sur un châssis exclusif, il tire avantage d’un empattement plutôt long pour favoriser l’habitabilité. Cela pousse les quatre roues aux extrémités du véhicule, ce qui valorise sa stabilité. Comme dans tout bon multisegment qui se respecte, les moulures de plastique mat sont présentes dans les passages de roues et sur les bas de caisse.

Issu d’un partenariat avec GM annoncé il y a deux ans, ce Prologue s’appuiera sur un groupe propulseur et sur une batterie développés par le concurrent américain. Cela permet évidemment de partager les coûts très élevés associés à la conception de ces composants fondamentaux. Le Prologue sera commercialisé en 2024, deux ans avant l’arrivée de créations développées sur la nouvelle plateforme e:Architecture conçue à l’interne. La dernière phase de ce plan se déclinera au moyen de modèles abordables aussi préparés de concert avec GM dès 2027.

ILLUSTRATION FOURNIE PAR HONDA

Nouvelle configuration des bâtiments des concessionnaires Honda

Honda estime pouvoir vendre 500 000 véhicules électriques en Amérique du Nord au moyen de cette percée. Pour appuyer ce virage, les concessionnaires seront également entièrement repensés en présentant une image plus moderne. Fait intéressant, la marque précise sans détour vouloir garder les stocks bas. Cela suggère une migration vers des concessionnaires moins imposants physiquement et plus efficients. La pénurie de semi-conducteurs aura sans doute forcé la main aux constructeurs, eux qui gardaient il n’y a pas si longtemps un nombre imposant de véhicules statiques sur leurs terrains, ce qui engendrait inévitablement des coûts.