Lorsqu’on évoque le nom Ferrari, ce sont sans doute les magnifiques récitals de huit-cylindres et douze-cylindres qui vous viennent en tête. Dino, la sous-marque nommée en l’honneur du fils d’Enzo Ferrari mort prématurément, a toutefois fait usage de V6 dans ses modèles GT au design iconique. La marque a récemment annoncé que le chant du six-cylindres italien retentirait de nouveau, mais cette fois de manière fort différente.

Charles René
Charles René La Presse

Voici donc la nouvelle 296 GTB, un modèle qui s’enchâsse entre la F8 Tributo et la SF90 et qui devient officiellement la première Ferrari à voir son cœur battre sur six temps. Techniquement parlant, le bloc de 3 L est pratiquement à plat (le V est à 120 degrés) et est alimenté en air par deux turbocompresseurs placés au centre du V pour l’efficacité et l’aspect compact. Incidemment, c’est la même configuration que la McLaren Artura récemment présentée. Ferrari en extirpe 654 ch à lui seul.

Cependant, on ajoute une couche de puissance au moyen d’un moteur électrique de 122 kW couplé à une petite batterie de 7,45 kWh. La puissance totale grimpe ainsi à 819 ch. Pas mal pour un V6 hybride ! La batterie peut se recharger au moyen d’une fiche, ce qui assure une autonomie électrique négligeable de 25 km, selon Ferrari.

Le tout est géré par une boîte à double embrayage à huit rapports. Malgré le fait que seulement les roues arrière sont mises à contribution, le 0-100 km/h se fait sous les 3 s (2,9 s), un exploit pour autant de  puissance.

PHOTO FOURNIE PAR FERRARI

Malgré le fait que seulement les roues arrière sont mises à contribution, le 0-100 km/h se fait sous les 3 s (2,9 s), un exploit pour autant de puissance.

La chasse au poids

Ferrari avance que l’utilisation d’un V6 dans cette combinaison contrebalance la prise de poids nécessaire pour faire fonctionner la partie électrique du groupe. Celui-ci pèse d’ailleurs un appréciable 30 kg de moins que les V8 turbocompressés utilisés auparavant par le constructeur.

Évidemment, à la manière de Ferrari, on cherche à faire de cette 296 GT un véritable scalpel. L’empattement a été raccourci de 50 mm comparativement aux autres Ferrari à moteur central arrière, pour l’agilité.

PHOTO FOURNIE PAR FERRARI

L’habitacle de la Ferrari 296 GTB

Les amortisseurs électromagnétiques continuellement variables font évidemment partie du portrait, tout comme des éléments aérodynamiques actifs permettent de diminuer la trainée et d’augmenter l’appui sur demande. Ainsi, à 250 km/h, c’est l’équivalent du poids d’environ deux caribous qui plaque la voiture au sol (360 kg).

La Ferrari 296 GT sera mise en vente au début de l’année prochaine en Europe avant les autres marchés. Ses prix canadiens n’ont pas encore été publiés.