Longtemps reconnu pour ses motorisations gloutonnes V8 et 12-cylindres, Bentley a annoncé un virage technique radical sous le capot de ses modèles. Dès 2030, le constructeur de grand luxe deviendra entièrement électrique, une transition qui se fera progressivement durant la décennie.

Charles René Charles René
La Presse

Propriété du groupe Volkswagen, le constructeur anglais proposera l’ensemble de ses modèles avec une option hybride d’ici 2023. Il faudra cependant attendre à 2025 pour voir éclore le premier modèle Bentley entièrement électrique. S’ensuivra une gamme uniquement composée de modèles hybrides rechargeables et électriques dès 2026. Quatre ans plus tard, il n’y aura plus de Bentley neuve mue par un moteur à essence.

Bentley vise également la neutralité carbone d’ici 2030 en s’appuyant sur des matières renouvelables pour construire ses véhicules tout en s’assurant que son usine d’assemblage de Crewe diminue de manière plus importante la concentration de dioxyde de carbone dans son environnement qu’elle n’en rejette.

Pour assurer son avenir dans le contexte de la pandémie de COVID-19, le constructeur a cependant annoncé devoir faire des coupes dans son personnel, chiffrées à 800 emplois.

Ce virage a énormément de sens, ne serait-ce que pour l’image du constructeur. Bentley doit se réinventer devant l’offensive électrique de bien des rivaux directs ou indirects qui monopolisent l’attention de la clientèle friande de nouveauté. On ne peut également perdre de vue les qualités intrinsèques de l’électrique qui cadrent bien avec le positionnement de Bentley, à savoir la douceur doublée de performance.