(Francfort) Le constructeur automobile allemand Daimler s’attend à essuyer une perte d’exploitation au deuxième trimestre en raison de l’impact de la pandémie de coronavirus, a indiqué mercredi son directeur financier, Harald Wilhelm.

Agence France-Presse

Hormis la perte du deuxième trimestre de l’année passée, due à des provisions relatives au scandale des moteurs diesels truqués, la dernière perte trimestrielle du fabricant des Mercedes-Benz remonte à 2009, en pleine crise financière.

« Au second trimestre, nous allons être confrontés à l’impact complet du confinement », imposé dans de nombreux pays pour ralentir la propagation du virus, et donc à « une baisse des ventes et un volume de production significativement inférieur », a-t-il dit lors d’une conférence téléphonique.

Il anticipe donc « un résultat d’exploitation ajusté négatif ».

Son concurrent Volkswagen a également averti qu’il anticipait une perte opérationnelle au deuxième trimestre. Sur l’année le résultat d’exploitation devrait être « positif » malgré une forte baisse.

Daimler s’attend pour 2020 à des ventes de voitures, un chiffre d’affaires et un bénéfice opérationnel « inférieurs » à ceux de 2019, avait annoncé le constructeur la semaine passée.

Au premier trimestre, le bénéfice net a chuté de 92 % à 168 millions d’euros, en ligne avec les résultats préliminaires publiés au même moment. Le chiffre d’affaires a reculé de 6 % à 37,2 milliards d’euros.

« Nous nous attendons à un trimestre difficile, non seulement en Europe » mais également aux États-Unis tandis qu’une « certaine normalité » est revenue sur le marché chinois en avril, a noté le patron de Daimler, Ola Källenius.

Pour réduire les coûts, les investissements seront notamment réduits « sous le niveau de 2019 », contrairement à un niveau stable annoncé précédemment, a-t-il ajouté, indiquant que les « projets stratégiques », notamment la mobilité électrique, resteront financés en priorité.

En raison de la pandémie de COVID-19, les principaux marchés automobiles se sont effondrés en mars et les analystes s’attendent à pire en avril.