Il ne manquait que le chant de La Marseillaise pour marquer la fête nationale des Français le 14 juillet dernier. Sur la piste, une incroyable brochette de Bugatti, «les pur-sang de l'automobile» ont entamé le tour d'honneur pour revenir dans les paddocks sous les applaudissements de la foule.

Alain Raymond LA PRESSE

Ce spectacle, offert par l'American Bugatti Club, nous a permis d'admirer de grands classiques de l'automobile française dans le cadre de l'annuel Sommet des légendes, qui regroupait cette année plus de 100 voitures de course anciennes. «Nous sommes ravis d'être au Québec dans le splendide décor des Laurentides», a déclaré Tom Clifford, collectionneur et rédacteur de Pur Sang, le magazine de l'American Bugatti Club.

De part et d'autre de la Type 57 Ventoux 1936 de Tom Clifford, sommeillent au soleil plusieurs bolides de compétition portant le renommé blason rouge de la marque qui a fait la pluie et le beau temps sur les circuits d'Europe dans les années 20 et 30. Si elles ont l'air bien frêles sur leurs roues si minces, les Bugatti représentent néanmoins le nec plus ultra de la technologie automobile de l'époque: moteurs 4 cylindres ou 8 cylindres en ligne en aluminium à arbres à cames en tête et compresseur volumétrique, carrosserie en alliage léger (aluminium ou magnésium), roues en magnésium.

Pendant les trois jours de l'événement, les Bugatti ont courageusement pris la piste dans le Groupe 1, en compagnie de voitures anciennes bien plus "modernes", permettant ainsi aux spectateurs de constater de visu les progrès remarquables réalisés par l'automobile de compétition entre les années 20 et 60. Plus frappante encore fut la comparaison avec les prototypes modernes datant du début des années 2000. En somme, un musée vivant illustrant près d'un siècle de sport automobile.