Depuis un peu plus de huit ans, le Circuit du Mont-Tremblant présente un rendez-vous annuel unique dans le sport automobile québécois mettant en vedette des voitures de course anciennes. Le rassemblement autrefois connu sous le nom de Sommet des légendes était de retour le week-end dernier, mais cette fois sous le nouveau nom de Légendes du sport automobile, selon une tournée organisée par le légendaire pilote automobile américain Bobby Rahal, vainqueur du Indy 500 en 1986.

Éric Descarries, collaboration spéciale LA PRESSE

Près d'une centaine de voitures se sont retrouvées en piste pour des compétitions amicales dans cinq catégories principales, y compris une classe spécifique pour les anciennes voitures de Formule 1. Parmi la douzaine d'autos faisant partie de ce groupe se trouvait la Ferrari 312 T5 de 1980 conduite, à cette époque, par le regretté Gilles Villeneuve. D'ailleurs, son fils Jacques était, avec un autre pilote québécois bien connu, Alexandre Tagliani, invité d'honneur. Notons que Jacques avait aussi été invité par Lawrence Stroll, propriétaire du Circuit Mont-Tremblant, à conduire en piste la très rare McLaren F1 GTR Long Tail 1997.

Les amateurs de course automobile ont donc pu voir plusieurs autos d'époque dont certaines avaient déjà fait la pluie et le beau temps dans le passé à Tremblant, surtout des voitures de type Can Am au moteur V8 très bruyant. Une des voitures les plus anciennes que l'on pouvait voir était une Maserati 250F 1953 de Grand Prix du collectionneur américain Peter Giddings. Quelques Québécois ont aussi participé à ce rassemblement dont, bien entendu, Lawrence Stroll lui-même avec quelques-unes de ses Ferrari de collection, Maryo Lamothe, vétéran de ce type de courses avec sa rapide Mini de 1962, et Sam Cerasuolo aux commandes de la dernière Dailu Mk 1 en existence, auto qui avait été construite en très petite série à Montréal en 1961. On pouvait aussi voir en piste une Wolf WR6 canadienne de F1.

Ce qui distingue le week-end des Légendes du sport automobile des autres types de course, c'est que les spectateurs ont pu visiter les «paddocks» pour voir les voitures de près et même converser avec leurs propriétaires.