Pour beaucoup de passionnés, le rêve ultime est d'arborer sur le capot de sa berline sport l'écusson à damier bleu et blanc de BMW, l'étoile argentée de Mercedes-Benz, ou les quatre anneaux entrelacés d'Audi.

Jean-François Guay, Collaboration Spéciale LA PRESSE

 Toutefois, la réalité est que ces voitures allemandes ne correspondent pas nécessairement à tous les budgets. En revanche, il existe des modèles équivalents plus économiques chez les constructeurs japonais. Moins dispendieuse à acquérir et à entretenir, l'Acura TSX représente une solution de rechange fort louable aux Audi A4 (1.8T), BMW Série 3 (320i/323i/325i), et Mercedes-Benz Classe C (C230/C240).

 

Alors que la liste d'options des voitures allemandes est souvent interminable, celle de la TSX est passablement complète. On retrouve de série : le groupe électrique, un volant télescopique, des sièges électriques et chauffants en cuir, un toit ouvrant, des commandes audio sur le volant, et un système antidérapage. Bref, il ne manque que le système de navigation qui caractérise la version NAVI. Compte tenu de son rapport prix/équipement et de sa fiabilité toute japonaise, la TSX se révèle l'une des meilleures offres de la catégorie. Toutefois, malgré son impressionnant curriculum vitae, les chiffres de vente n'ont jamais atteint les attentes de Honda. Ce qui laisse supposer que cette Acura est un véhicule plutôt rarissime sur le marché de l'occasion.

 

En ces temps où le litre d'essence frôle le dollar et demi, la popularité des TSX d'occasion (et celle de la nouvelle TSX 2009) pourrait connaître un deuxième souffle grâce au faible appétit en carburant de son quatre cylindres de 2,4 litres. Sans avoir la fougue et la souplesse des six cylindres de ses rivales allemandes, la TSX rivalise sans peine avec le moteur 1,8T de l'Audi A4 et le quatre cylindres de la Mercedes C230. Jumelé à une transmission manuelle à six rapports ou une automatique à cinq rapports, le moteur Honda à technologie VTEC de la TSX s'exprime mieux avec la boîte manuelle, qui lui permet de donner tout son potentiel à haut régime.

Sur la route, la TSX est agile et s'agrippe avec aplomb dans les virages. Qui plus est, la direction est vive et la boîte manuelle est précise. Toutefois, les suspensions sont sèches et affectent le confort de roulement. À long terme, des bruits de caisse peuvent se manifester.

Parmi les choses à surveiller, des problèmes avec le système audio (2004), le système de ventilation (2004), et les freins (2004-2005). Par ailleurs, compte tenu du caractère sportif de la voiture, il est impératif de faire vérifier par un technicien qualifié le moteur et la transmission. Somme toute, si la voiture a été cajolée et bien entretenue par l'ancien propriétaire, une TSX d'occasion devrait engendrer moins de dépenses qu'une berline sport allemande ou suédoise.