Même s'ils ont inventé le genre, la plupart des constructeurs japonais ont abandonné la production des camionnettes compactes il y a trois ans. Exception faite de la Série B de Mazda, les acheteurs doivent se rabattre sur un modèle d'occasion s'ils tiennent «à tout prix» à conduire une camionnette compacte japonaise.

Jean-François Guay, Collaboration Spéciale LA PRESSE

Il y a une dizaine d'années, la camionnette compacte de Toyota était plutôt anonyme. À preuve, ce n'est pas avant 1996 que Toyota l'a baptisée Tacoma. Auparavant, elle semblait illégitime au sein de la gamme Toyota puisqu'elle portait la simple appellation de «camionnette».

Par ailleurs, lors de sa refonte en 1996, les ingénieurs ont amélioré sa mécanique, son confort et son comportement routier. Pour ce faire, la direction à billes et la suspension avant à barres de torsion ont été remplacées par une crémaillère et des ressorts hélicoïdaux plus modernes.

De même, l'introduction de trois nouveaux moteurs plus costauds lui a permis de transporter des charges plus lourdes et de s'aventurer plus aisément en terrain accidenté. Ainsi, le quatre cylindres de 2,4 litres réservé aux modèles à deux roues motrices a vu sa puissance grimper de 116 à 142 chevaux. Alors que le quatre cylindres de 2,7 litres (150 chevaux) a été récupéré de l'ancien T100 (ancêtre du Tundra) pour être boulonné dans le modèle de base à quatre roues motrices. Mieux encore, le V6 de 3,4 litres (190 chevaux) permettait au Tacoma de remorquer le poids respectable de 2268 kilos. Tous les moteurs étaient associés de série à une boîte manuelle à cinq vitesses, et une boîte automatique à quatre rapports était offerte en option.

En 2001, lors de la refonte de la carrosserie, Toyota a introduit un modèle à cabine multiplace (DoubleCab) alors que celui à cabine simple a été remplacé par un modèle à cabine allongée (XtraCab). Quant à la version PreRunner à deux roues motrices, elle a emprunté l'apparence d'un modèle 4X4, mais sa faible motricité la désavantage dans un climat nordique comme le nôtre.

Par rapport à ses rivales, la somme exigée pour une Tacoma d'occasion frôle l'indécence, mais c'est le prix à payer pour la qualité et la réputation du produit.