Ne faites pas le saut si vous voyez passer une Prius hybride branchable dans les rues de Québec ces prochains mois. Une équipe de chercheurs de l'Université Laval mènera des tests pour le compte du géant Toyota.

Pierre Couture LE SOLEIL

Au total, seulement cinq Prius branchables seront testées au Canada, dont une à Québec au cours de la prochaine année, a fait savoir hier le directeur de Toyota au pays, Stephen Beatty, de passage à l'Université Laval.

Si les tests s'avèrent concluants, le constructeur japonais pourrait lancer dès 2012 sur le marché canadien une version de ce modèle hybride branchable (électrique-essence). «La réponse va venir des consommateurs», a souligné le numéro un chez Toyota Canada.

Les tests dans la capitale seront supervisés par le professeur Maxime Dubois et son équipe de la faculté de sciences et de génie. Le professeur con­naît bien la Prius pour avoir mené des travaux de recherche en partenariat avec Toyota ces dernières années.

Cette fois-ci, le constructeur veut surtout savoir comment réagira la Prius branchable lors de conditions extrêmes en hiver. «Nous cherchons 52 testeurs qui auront la Prius entre leurs mains pendant une semaine», a souligné le professeur Dubois.

Faible consommation

Ce dernier avait d'ailleurs du mal à cacher son admiration devant la faible consommation d'essence annoncée par Toyota pour son modèle Prius. «On parle de 1,75 litre d'essence aux 100 km. C'est très bas», a-t-il noté en ajoutant que la consommation d'essence devrait être exigeante en hiver.

Une fois sa batterie rechargée, en quatre heures, le modèle Prius branchable de Toyota pourra jouir d'une autonomie électrique complète de 20 kilomètres à une vitesse de 90 km/h. Par la suite, le moteur à essence se met en marche pour assurer une autonomie de plus de 730 kilo­­mètres au véhicule.

Chez Hydro-Québec, on soutient que le coût de branchement d'une Prius hybride électrique devrait tourner autour de 250 $ par année à son propriétaire. «C'est ce que coûte un chauffe-eau en électricité par année», a précisé le directeur principal Planification stratégique de la société d'État, Pierre-Luc Desgagné.

Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, a par ailleurs salué le choix de Toyota de venir tester sa Prius hybride dans les rues de la capitale. «Cela confirme l'expertise de nos départements de recherche», a-t-il laissé entendre en prenant possession des clés de la Toyota Prius.

De son côté, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, a rappelé que le Québec se positionnait pour devenir une véritable «terre d'accueil» pour les véhicules électriques. Outre Toyota, notons que Nissan, Mitsubishi et Ford ont également annoncé des programmes de recherche en partenariat avec Hydro-Québec pour leurs flottes respectives de véhicules électriques.