Le fabricant des célèbres taxis noirs londoniens a annoncé lundi son placement sous administration judiciaire après avoir échoué à trouver de nouveaux financements, alors qu'il a dû récemment suspendre ses ventes en raison d'un problème technique.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le groupe britannique Manganese Bronze Holdings, propriétaire du constructeur The London taxi Company, a annoncé son intention de nommer des administrateurs.

«Les discussions avec différentes parties pour assurer des financements dans des conditions acceptables pour faire face aux besoins du groupe se sont avérées infructueuses», explique le groupe dans un communiqué.

Il semble ainsi avoir pour l'instant échoué à trouver de nouveaux capitaux auprès de son actionnaire à hauteur de 20%, le chinois Geely.

Manganese avait annoncé le 12 octobre être obligé de rappeler 400 véhicules et de suspendre ses ventes après la découverte d'un problème sur la boîte de direction de son dernier modèle de taxi TX4, fabriqué dans l'usine de Coventry, dans le centre de l'Angleterre.

La société, déjà en pertes depuis quatre ans, avait prévenu que l'interruption de ses ventes aurait un impact très important sur sa trésorerie et que sa situation financière demeurerait incertaine tant qu'une solution ne serait pas trouvée.

Le syndicat Unite s'est alarmé lundi des difficultés rencontrées par le dernier constructeur automobile encore basée à Coventry.

«Le taxi londonien est une icône» et «le gouvernement devrait s'impliquer si nécessaire pour aider l'entreprise et protéger une main d'oeuvre très qualifiée», a déclaré Roger Maddison, le responsable du syndicat pour le secteur automobile.

Photo Reuters

Manganese avait annoncé le 12 octobre être obligé de rappeler 400 véhicules et de suspendre ses ventes après la découverte d'un problème sur la boîte de direction de son dernier modèle de taxi TX4.