Les constructeurs asiatiques ont une façon bien à eux d'exprimer la sportivité d"un modèle ou encore de faire des catégories oubliées comme le roadster financièrement abordable. D'ici lundi, nous vous montrerons cinq samouraïs.

Éric LeFrançois LA PRESSE

Inspirée des anglaises des années 60, la MX-5, alias Miata, a relancé, à elle seule, le genre roadster. Au fil des ans, quelques concurrentes se sont pointées (Pontiac Solstice, Saturn Sky), mais sans connaître un succès comparable.

La MX-5 est solidement installée dans un créneau pratiquement juste assez grand pour elle. Le séant au ras du bitume et le court levier de vitesse à portée de main, le conducteur retrouve rapidement ses repères dans cet habitacle où l'on ne se sent plus aussi coincé qu'autrefois. Fidèle à sa bonne habitude, Mazda a habillé l'habitacle de matériaux agréables à l'oeil et au toucher. Rien à redire non plus sur la qualité de l'assemblage ni sur l'agencement des couleurs. Le tableau de bord enchâsse une instrumentation complète et parfaitement lisible et, dans sa partie centrale, des commandes faciles à utiliser.

Toit mou ou toit rigide

On ne reviendra pas inutilement sur la nomenclature de la gamme si ce n'est pour souligner l'ajout d'une version à toit dur rétractable appelée RF. Plus lourde, plus chère aussi, cette déclinaison vaguement inspirée des Porsche 911 Targa compte un profil atypique et rassurera ceux et celles qui veulent rouler au chaud par temps froid.

La MX-5 a une vocation reconnue : donner du plaisir. Sur les routes sinueuses, ce petit roadster décoiffe. Disons-le tout de suite : ce ne sont pas les 155 ch de son moteur quatre cylindres qui risquent de détruire votre mise en plis. Ce 2 L est plutôt sympathique, et a suffisamment de puissance pour enrouler les sorties de virages lents et apprécier le paysage. En revanche, si l'envie vous prend de titiller les chevaux, vous êtes mieux de savoir jouer de la boîte de vitesse, au demeurant agréable, pour tirer la quintessence de cette mécanique. Avec l'automatique, une option de plus en plus populaire auprès de la clientèle, c'est plus laborieux, mais la célérité que celle-ci met à engager ses six rapports compense en partie le manque de couple de ce moteur.

Il ne faut guère de temps au volant pour se demander si c'est le moteur qui manque de tonus ou bien le châssis qui est sous-utilisé ? Sans doute un peu des deux. Chose certaine, elle a les qualités dynamiques nécessaires pour faire galoper une quarantaine, voire une cinquantaine de chevaux supplémentaires.