Les véhicules mis en vente en Europe à partir du 1er septembre prochain devront présenter une cote d'émissions polluantes de 20 à 30 % plus sévère que la norme actuellement en vigueur, ce qui aura un effet majeur sur le parc automobile en Europe et ailleurs dans le monde, dont le Canada.

Publié le 8 juin 2018
Alain McKenna LA PRESSE

La semaine dernière, Volvo est devenu le premier constructeur à publier les cotes d'émissions de ses véhicules conformes à la Procédure d'essai harmonisée pour les véhicules légers, ou Worldwide Harmonised Light Vehicle Test Procedure (WLTP). En vertu de ces calculs, reflétant davantage les conditions d'utilisation réelles des véhicules, les émissions de CO2 de la V40 sont passées de 94 à 122 g par kilomètre (g/km), une hausse de 30 %. « Ces normes apportent une plus grande transparence face à la consommation et les émissions des véhicules neufs. Ça aidera les consommateurs à faire des choix plus éclairés », dit Jon Wakefield, directeur général de Volvo en Angleterre, par communiqué.

Ces normes ne sont pas applicables au Canada, mais leur effet se fera ressentir jusqu'ici, assurent les constructeurs européens. « Le Canada a ses propres normes, mais pour un fabricant fortement mondialisé comme nous, l'investissement est tel qu'il se répercute sur l'ensemble de notre gamme dans le monde », explique l'allemande Daimler, la société mère de la marque Mercedes-Benz.