Un toit ouvrant ? Une carrosserie rouge Ferrari ? Certaines caractéristiques insoupçonnées font monter le prix d'une prime d'assurance, d'autres, pas du tout. Afin de départager le vrai du faux, le CAA-Québec a relevé six croyances populaires à ce sujet. À vous de voir si vous pouvez détecter lesquelles sont vraies et lesquelles ne le sont pas...

Publié le 10 mai 2018
Alain McKenna LA PRESSE

Une voiture rouge coûte plus cher

FAUX

Le rouge, dit-on, est la couleur des gagnants. Dans le sport professionnel, les équipes en rouge gagnent 10 % plus souvent que leurs rivales, selon des recherches à ce sujet. 

On associe donc pourpre, cramoisi, écarlate ou même vermillon à la vitesse, la puissance, la performance... mais pour un assureur, cela n'a absolument aucune signification, dit le CAA-Québec. 

« À moins que votre voiture soit peinte en or véritable, les assureurs ne tiennent pas compte de sa couleur. »

Photo Ford

Un toit ouvrant fait monter la prime

VRAI

Cet accessoire est généralement vendu en option, à fort prix. Pourtant, quiconque l'a déjà laissé grand ouvert durant une averse vous le dira : il n'y a pas que des avantages à posséder un toit ouvrant.

Un autre désavantage : en raison de ces deux facteurs, il influence à la hausse la prime d'assurance sur un véhicule, puisqu'il a un réel impact sur la valeur du véhicule et le nombre de réclamations que reçoivent les assureurs chaque année.

Photo BMW

Moins de portières coûte plus cher

FAUX

Les voitures à deux portières ne sont pas très familiales ni même très pratiques. On les associe donc plus naturellement à des modèles sportifs, des coupés ou même des cabriolets. Pourtant, ce n'est pas ce facteur qui fera hausser la prime d'assurance, c'est seulement le modèle, nuance le club automobile.

« Ce qui compte pour établir un tarif, c'est l'historique de sinistres pour ce véhicule », c'est-à-dire les statistiques d'accidents et de vols associés au modèle précis.

Photo Honda

Un VUS est plus sûr, donc la prime est moindre

FAUX

Moins de risques d'accidents graves à bord d'un VUS ? Pas nécessairement, même si l'époque où certains véhicules utilitaires sportifs bien connus avaient une facilité déconcertante à capoter est bel et bien derrière nous. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas le facteur pris en compte pour établir une prime d'assurance : c'est plutôt son prix de détail.

Et comme un VUS de format comparable coûte généralement plus cher qu'une berline, ça fera monter sa prime en conséquence.

Photo Toyota

Un démonstrateur est une double aubaine

VRAI

Qu'il s'agisse d'un sofa, d'un lave-vaisselle ou d'une voiture, le produit qui est en démonstration est généralement vendu à meilleur prix que ceux qui sont encore dans la boîte (ou à l'usine...). La raison est simple : comme il a déjà été utilisé, sa valeur s'en trouve touchée négativement.

Ça vaut aussi pour une voiture, et dans ce cas, les assureurs refuseront généralement d'offrir la valeur à neuf dans leur couverture, ce qui réduira la prime globale, comparativement à un véhicule entièrement neuf.

Photo Reuters

Dis-moi où tu vis, je te dirai combien du paies

VRAI

Plusieurs facteurs ont un impact indirect sur la prime d'assurance d'un véhicule, neuf ou d'occasion.

Ça va de l'historique de conduite de son propriétaire à son utilisation moyenne anticipée en passant par son adresse de résidence. Dans ce dernier cas, les assureurs ont des données sur divers critères régionalisés, comme le taux de vandalisme, la criminalité, les risques d'inondation, etc.

Tout cela peut avoir un impact sur la somme que vous aurez à payer pour assurer votre véhicule.

Photo Martin Tremblay, La Presse