«Je suis le plus syndicaliste de tous les syndicalistes», revendique mardi le dirigeant de Groupe PSA Carlos Tavares et assure que sa priorité est de préserver l'emploi, alors que le constructeur automobile français est en pleine négociation salariale.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Je suis le plus syndicaliste de tous les syndicalistes car dès le moment où j'arrive à mon bureau tôt le matin, ma préoccupation est de préserver l'entreprise et ses employés», indique Carlos Tavares dans le quotidien espagnol El Mundo.

Des plans aux noms bien français

«C'est possible à présent car après Back in the race (le plan de restructuration piloté par Carlos Tavares), nous n'avons plus à nous préoccuper que du rendement et seulement du rendement et c'est ce qui assure le travail de nos employés», poursuit Carlos Tavares.

Le Groupe PSA (Peugeot-Citroën) a entamé mi-mai des négociations avec les syndicats en vue d'une nouvelle convention collective, le précédent accord de compétitivité arrivant à échéance en fin d'année. Les syndicats s'inquiètent pour l'emploi en France, où le constructeur emploie près de 84 000 personnes.

Retour à la rentabilité

Carlos Tavares, transfuge de chez Renault et recruté en 2014, a redressé en quelques années le deuxième constructeur automobile français, alors au bord du gouffre.

L'entreprise a dégagé 1,2 milliard d'euros (1,8 millions de dollars CAN) de bénéfice net en 2015 et va se lancer dans un nouveau plan, nommé Push to pass, qui prévoit notamment une plus grande diversification géographique.

Cette performance a valu à Carlos Tavares de voir sa rémunération quasiment doubler en 2015 sur un an, à 5,24 millions d'euros (7,7 millions de dollars CAN), déclenchant une vive polémique en France.