Le puzzle de la nouvelle Karma prend de plus en plus forme. Dernier morceau posé, la portion électrique de cette berline de luxe hybride branchable sera en grande partie fournie par BMW.

Mis à jour le 24 nov. 2015
Sébastien Templier LA PRESSE

Deux ans après la faillite de son constructeur Fisker Automotive, cette voiture qui a donné son nom à la nouvelle entreprise détenue à présent par le milliardaire chinois Lu Guanqiu va bénéficier d'un bloc-batterie et de composants électriques du constructeur allemand. Dans l'immédiat, on n'évoque pas la fourniture d'un moteur électrique.

Cette nouvelle est un pas de plus vers la résurrection de cette voiture et, par le fait même, le développement de la nouvelle entité Karma Automotive.

La voiture homonyme est appelée à être la première d'une gamme qui comportera - on ne sait pas quand - un modèle 100% électrique. La nouvelle Karma sera toujours une hybride branchable, mais avec un prolongateur d'autonomie à la manière de la Chevrolet Volt. Si, jusqu'en 2013, GM fournissait un quatre-cylindres à essence, il n'est pas sûr que celui-ci soit encore sur les rangs cette fois-ci.

L'expertise de BMW utilisée est vue comme «un gros coup de pouce pour la marque» Karma, selon ses propres dirigeants qui espèrent que c'est le début d'une longue coopération. Celle-ci permet à Karma d'épargner du temps et de l'argent en matière de développement et de mise au point. Ce genre d'accord est indispensable à tout nouvel acteur de l'industrie automobile qui espère se lancer définitivement.

Nouveau propriétaire, le groupe chinois Wanxiang essaie de redorer le blason de Karma Automotive, entaché par la perte de 140 millions $ US d'aide publique lors de la faillite de Fisker Automotive.

Karma Automotive ambitionne de vendre sa nouvelle Karma à la fin de 2016, au coût de 150 000$. Si tout va bien.