L'Association des propriétaires de véhicules importés du Québec (APVIQ) n'en démord pas. Dans une pétition adressée à l'Assemblée nationale, elle demande le retrait de l'arrêté ministériel qui suspend toute nouvelle immatriculation de tout véhicule dont le volant est à droite.

Sébastien Templier LA PRESSE

L'APVIQ compte remettre sa pétition à Québec le 11 juin. Jusqu'à présent, environ 1000 signatures auraient été recueillies. L'association prévoit également une manifestation dont le lieu et la date n'ont pas encore été dévoilés.

Par arrêté ministériel, depuis le 29 avril dernier, tout nouvel acheteur ou propriétaire d'un véhicule dont la conduite est à droite ne peut immatriculer ledit véhicule. La conduite de celui-ci sur «les chemins publics» est interdite. Tout véhicule immatriculé avant cette date est cependant exempté de cette mesure, de même que les véhicules immatriculés à l'extérieur du Québec et les véhicules fabriqués avant le 1er janvier 1971.

Québec a suspendu ce droit pendant six mois, pour des motifs de sécurité routière.

L'arrêté sera normalement abrogé le 26 octobre prochain. Durant les 90 premiers jours de l'interdiction, soit jusqu'au 27 juillet inclus, tout intéressé peut transmettre par écrit ses commentaires à la Société d'assurances automobile du Québec. C'est ce que certains fournisseurs de ces véhicules ont fait, notamment les importateurs de kei trucks, ces petites camionnettes japonaises. Ceux-ci n'ont pas encore l'intention de se regrouper pour défendre leurs intérêts.

Propriétaire associé de Importation Ecoboat, principal importateur, vendeur et distributeur de ces mini véhicules 4x4 au Québec, Ron Bourbeau espère rencontrer prochainement sa députée qui n'est autre que la ministre des Transports du Québec, Julie Boulet. «J'ai une quarantaine de camions dont je ne sais pas quoi faire», dit-il en déplorant les conséquences économiques de cette mesure.

La SAAQ doit évaluer ces véhicules et décider de leur mise en circulation définitive ou non.

De la voix de son président Mathieu Beauchamp, l'APVIQ dit n'avoir aucune crainte sur les conclusions de cette analyse «si elle se fait de façon impartiale et objective». L'association fait remarquer qu'en Europe et au Japon, l'immatriculation de ces véhicules est permise. «Si leur sécurité était vraiment un problème, plusieurs de ces pays les auraient interdits depuis fort longtemps», dit-elle.

L'APVIQ espère rencontrer des représentants de la SAAQ et du MTQ.