En raison de la crise financière, les conducteurs devront faire leur deuil de la baisse des tarifs que voulait leur accorder la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) en 2011.

Martin Ouellet LA PRESSE CANADIENNE

«Si on avait eu les rendements escomptés, on aurait pu penser à un ajustement à la baisse en 2011», a confié mercredi le président et chef de la direction de la SAAQ, John Harbour.

La situation financière de la SAAQ s'est assainie ces dernières années grâce à l'amélioration notable du bilan routier et aux hausses successives de tarifs.

La SAAQ songeait à jeter un peu de lest à ses cinq millions d'assurés à partir de 2011, mais la crise financière est venue brouiller les cartes en creusant un déficit de 2,5 milliards $ en 2008.

Malgré tout, les projections sont encourageantes et il est trop tôt pour fixer de nouvelles hausses pour combler l'écart, a dit M. Harbour devant la commission parlementaire chargée de faire la lumière sur les pertes de 40 milliards $ enregistrées par la Caisse de dépôt et placement du Québec en 2008.

«On va attendre de connaître la profondeur de l'eau. On ne taxera pas les citoyens immédiatement de ce côté. Surtout que dans nos projections, les nouvelles sont bonnes», a dit M. Harbour aux membres de la commission.

Du reste, la SAAQ a déjà prévu des augmentations de tarifs pour les années 2008, 2009 et 2010 sur le permis de conduire et sur les droits d'immatriculation.

D'ici là, «prenons un certain recul, regardons les choses venir», a dit M. Harbour.