Dissipons tout d'abord la fausseté voulant que la Honda Insight s'attaque directement au modèle phare de Toyota, la Prius. C'est impossible, puisque ces deux voitures sont dans des catégories différentes. Et inutile de sortir la loupe pour vérifier: même si elle lui ressemble, la Prius est plus puissante, plus spacieuse et plus sophistiquée que l'Insight. Et plus chère aussi, même si au moment d'écrire ces lignes, Honda n'avait toujours pas annoncé officiellement son prix.

Éric LeFrançois, Collaboration Spéciale LA PRESSE

Cela dit, l'Insight est proposée en deux livrées (LX et EX) et n'a rien à voir avec le modèle éponyme commercialisé neuf ans plus tôt et qui n'avait que deux places. La nouvelle Insight se présente sous une tout autre forme, qui n'est pas sans rappeler la Prius, bien sûr, mais aussi le concept FCX, alimenté par une pile à l'hydrogène (Salon de Tokyo 2005). Par sa taille, l'Insight se compare avantageusement à une compacte.

 

Pour maximiser le volume intérieur (y compris le coffre) et abaisser le centre de gravité, les batteries et le module de gestion électronique logent sous le plancher du coffre, au niveau des roues, afin d'assurer leur protection lors d'un impact. À l'avant, on trouve le moteur électrique entre la boîte à variation continue (type CVT) et le moteur à essence, un quatre-cylindres de 1,3 litre à simple arbre à cames. La direction est à assistance électrique et le freinage est assuré par des disques à l'avant et des tambours à l'arrière.

Tout comme dans le cas de l'Insight, on se garde bien de révéler le prix de la Prius.

En tout cas, à en juger par le nombre d'innovations (1000 brevets ont été déposés), le produit le plus vert de Toyota nous en met plein la vue. Mentionnons par exemple la première application sur une automobile de série d'un toit transparent avec panneaux solaires intégrés afin de seconder le système de climatisation entièrement électrique. Ou encore l'utilisation massive de plastiques à carbone neutre (mousse des sièges, garnitures, etc.), qui émettent moins de CO2 pendant leur cycle de vie (de la production à la mise au rebut) que les plastiques à base de pétrole.

La nouvelle Prius s'annonce également plus performante que la précédente. Plus économique à la pompe aussi puisque, selon les premières estimations de ses concepteurs, elle ne consommera en moyenne que 3,8 L/100 km. Tout un exploit.