Les temps changent. Les «bombinettes» de type GTi et autres berlines surpuissantes ne font plus guère recette. Certes, les déclinaisons M, AMG, RS des constructeurs allemands, pour ne nommer que celles-là, fascinent encore leur monde; c'est cependant un arbre qui cache une forêt de plus en plus squelettique. Les déclinaisons sportives de modèles courants, si elles figurent toujours au catalogue des constructeurs, disparaissent peu à peu du paysage. Elles cèdent la place aux cabriolets, avec capote en toile ou toit en métal rétractable.

Éric LeFrançois, Collaboration Spéciale LA PRESSE

Rappelons que ces autos ne prennent pas toujours les enfants (et encore faut-il qu'ils soient bien petits et bien dociles), ni les vélos - à peine les courses du supermarché. Au vu de leur usage limité, on s'étonne que l'offre soit aussi importante. Les descendantes de la «petite MG» chère à Richard Anthony prolifèrent.

 

Le roadster BMW Z4

Le nouveau roadster - deux places seulement - BMW Z4, par exemple, est spectaculaire, plus spacieux et plus confortable que son prédécesseur. Et pour la première fois de son histoire, il sera coiffé d'un toit dur. Rétractable en deux éléments, ce dernier est d'une conception légère en coques d'aluminium. Ouverture et fermeture entièrement automatiques en 20 secondes. Le logement compact des éléments du toit dans le compartiment ad hoc permet de conserver une partie arrière basse qui respecte les proportions traditionnelles du roadster ainsi qu'un compartiment à bagages d'un volume modulable entre 180 et 310 litres. La joie et la passion au volant sont aussi garanties par des six-cylindres en ligne de 3,0 ou de 2,5 litres. Des moteurs qui peuvent être associés à une boîte mécanique à six rapports, offerte de série, ou à une boîte automatique sport à sept rapports à double embrayage.

La Mini Cabriolet

Ce n'est pas la seule nouveauté dans ce segment proposé par BMW. Ce printemps marque aussi le lancement de la deuxième génération de la Mini Cabriolet. Forte d'un style mûri et évolué et d'une fonctionnalité enrichie, d'un châssis adoptant la technique la plus moderne, de moteurs encore plus puissants tout en étant plus économiques et d'une technique sécuritaire encore optimisée, la réédition de la quatre places décapotable renforce des vertus déjà éprouvées. En même temps, de nouvelles variantes de couleur et des équipements séduisants la rendent encore plus attrayante. Des matériaux et une finition du plus haut niveau viennent étayer la position d'exception que la Mini Cabrio occupe comme seule décapotable de grand prestige dans son segment.

À bord de la nouvelle Mini Cabrio, les occupants sont à nouveau protégés des intempéries et autres aléas de la météo, grâce à une capote pliante en toile haut de gamme à toit ouvrant intégré. La capote peut être entièrement repliée automatiquement en 15 secondes, même en roulant (jusqu'à 30 km/h), et incite à la conduite cheveux au vent. Elle est accompagnée du compteur Always Open Timer, placé à côté du compte-tours; ce nouvel instrument unique en son genre affiche le temps de conduite à ciel ouvert et pousse ainsi le conducteur à replier la capote aussi souvent que possible.

L'Audi A5

Pas de toit en dur chez Audi, qui aura recours à la traditionnelle toile souple pour son cabriolet A5. Un concept du passé sans doute par rapport aux toits rigides rétractables mais qui, selon le constructeur allemand, procure plus de souplesse aux stylistes et une plus grande fiabilité.

Cette A5 cabriolet prendra donc le relais de l'A4 Cabriolet à compter de l'été et devance, du coup, le renouvellement de sa cible avouée, la Mercedes E (le patronyme CLK est abandonné), attendue elle aussi au cours de la prochaine année.

Coiffée d'une capote très compacte, grâce à son pliage en Z, cette A5 «plein air» promet un volume de chargement supérieur (entre 320 et 750 litres) à l'A4 Cabriolet, qui sera laissée sans descendance. La nouvelle venue s'engage également à offrir une kyrielle de nouveaux accessoires dont des buses de ventilation logées dans les appuie-tête afin de réchauffer la nuque des passagers par temps frais.

Sur le plan technique, ce cabriolet classique reprend essentiellement la même architecture que le coupé. D'ailleurs, lui aussi se déclinera en deux livrées: de base ou S. Pas question, comme en Europe, d'implanter un quatre-cylindres ou un diesel sous le capot de la A5 Cabriolet vendue en Amérique du Nord.

Seul le V6 de 3,2 litres sera offert chez nous cette année, mais la firme d'Ingolstadt entend proposer également le 2 litres suralimenté par turbocompresseur d'ici l'été 2010. Cela dit, la version S sera dotée d'un 3 litres suralimenté par compresseur. Une version plus puissante encore, la R5, est en cours de préparation, mais sa sortie pourrait être compromise en raison du durcissement des règles environnementales.

L'Infiniti G37

Le cabriolet allemand trouvera sur sa route une nouveauté japonaise cet été: le G37 Cabriolet d'Infiniti. Contrairement à sa future rivale germanique, le cabriolet G37 propose un toit métallique rétractable afin de ne pas atrophier la ligne de pavillon. Joli avec ou sans toit, ce cabriolet est doté d'une chaîne audio très sophistiquée, capable de modifier différents paramètres (volume, basses, etc.) selon que le véhicule roule avec ou sans son toit. Tout aussi raffinée, la climatisation ajuste le débit de la soufflerie selon la vitesse du véhicule et la température ambiante.

Comme les autres modèles de la gamme G (berline et coupé), ce cabriolet accueille un V6 de 3,7 litres et 328 chevaux. Cette mécanique s'associe à une boîte semi-automatique à sept rapports avec palettes au volant. Pour les amateurs de conduite, Infiniti propose également une boîte manuelle à six rapports. Cette transmission fait partie de l'ensemble S, qui comprend aussi des freins plus mordants (disques et étriers), une direction plus vive et des pneus de 19 pouces.

Infiniti n'est pas la seule marque de prestige japonaise à inscrire une nouveauté dans ce segment. Lexus propose aussi une version «plein air» de sa IS: la IS-C. Étroitement dérivé de la berline IS, ce coupé-cabriolet sera offert en versions IS 250 C et IS 350 C.

Bien que le capot, les phares, les poignées de portières et les rétroviseurs du cabriolet soient dérivés de la berline IS, tous les panneaux de sa carrosserie ont été conçus expressément pour s'harmoniser à son toit rétractable. Ce dernier, composé de trois panneaux, est entièrement fabriqué en aluminium léger. Le temps d'ouverture et de fermeture est estimé à 21 secondes; c'est un peu long par rapport à la concurrence sans doute, mais le constructeur japonais a une réponse toute prête: «Contrairement aux nombreux toits qui accélèrent leur mouvement en fin d'escamotage à cause du poids de la structure, le toit de la IS est doté d'un mécanisme de freinage exclusif qui ralentit la fermeture des panneaux lorsqu'ils approchent du pare-brise afin de produire un arrêt délicat.»