Le constructeur automobile Tata Motors, filiale du conglomérat indien Tata, doit présenter jeudi à l'ouverture du salon de l'auto de New Dehli la voiture la moins chère du monde, à 2500$, un créneau sur lequel de nombreuses marques veulent s'engager.

Publié le 8 janv. 2008
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«J'espère apporter ma contribution en rendant la vie plus sûre pour le plus grand nombre», explique Ratan Tata, le patron du conglomérat indien, colosse industriel de 96 filiales, qui vont du thé à la fabrication de camions en passant par la sidérurgie, la chimie, les télécommunications, l'informatique ou les services financiers.

Une liste qui devrait bientôt s'enrichir des marques Jaguar et Land Rover, Tata ayant été désigné début janvier par le constructeur américain Ford comme acheteur préféré de ses marques anglaises de luxe.

«La voiture du peuple», de Tata, automobile hyper-compétitive de quatre places tirée par un minuscule moteur de 630 cm3, soit la cylindrée d'une moto, est présentée au moment où la compétition internationale s'aiguise dans la gamme des véhicules très bon marché.Le français Renault et le japonais Nissan se penchent sur une automobile à un prix imbattable, conçue et fabriquée au royaume des délocalisations et du travail à coûts réduits.

Renault poursuit le développement de cette voiture à 2500$ avec le constructeur indien de motocyclettes, Bajaj, qui pourrait aussi être produite au Brésil.

Le groupe français a du reste indiqué mardi que ce programme n'était nullement remis en cause par son retrait d'un projet de construction d'une usine commune avec l'autre constructeur indien Mahindra et Mahindra.

Sur ce marché, l'indien Xenitis, allié au chinois Guangzhou Motors, doit commercialiser fin 2008 sa «voiture populaire» autour de 2500$.

Le roi de la mini-berline, l'indo-japonais Maruti-Suzuki, inonde depuis 25 ans le marché indien avec la Maruti 800, à peine plus grande qu'une Fiat 500, mais vendue 4800$.

Les Indiens étant friands de véhicules simples, le japonais Toyota, l'américain General Motors et le sud-coréen Hyundai, déjà implantés en Inde, lorgnent aussi sur cette future plate-forme de production de voitures à très bas prix.

Dès 2009, l'allemand Volkswagen assemblera à Pune (ouest) 110 000 automobiles par an, de la taille de la Polo.

Pour l'instant, il n'y a que sept millions de voitures pour 1,1 milliard d'habitants sur les routes de l'Inde (contre une pour deux habitants en Europe ou aux États-Unis).

Les Indiens ont acheté 1,1 million d'automobiles en 2005 et le chiffre devrait doubler d'ici à 2010 à mesure que la classe moyenne indienne progresse.

Tata quant à lui, espère vendre à terme un million de modèles de sa voiture bon marché par an, non seulement en Inde mais aussi sur les autres marchés émergents.