Par contre, si vous la cédez à un concessionnaire au moment d'acheter ou louer un véhicule neuf, vous en tirez un avantage supplémentaire: la valeur d'échange de votre vieille voiture est soustraite du prix du nouveau véhicule AVANT que les taxes de vente ne soient appliquées.

Marc Tison

Par contre, si vous la cédez à un concessionnaire au moment d'acheter ou louer un véhicule neuf, vous en tirez un avantage supplémentaire: la valeur d'échange de votre vieille voiture est soustraite du prix du nouveau véhicule AVANT que les taxes de vente ne soient appliquées.

Vous obtenez donc un crédit de taxe équivalant à 14 % du montant qu'il vous offre pour votre véhicule (la combinaison des deux taxes), ce qui en théorie vous procurerait 700 $ supplémentaires.

Malheureusement, le concessionnaire est généralement plus chiche que le particulier. S'il vous offre 3000 $ pour votre voiture, votre bénéfice total n'est que de 3420 $.

Il y a tout de même moyen de jouer sur les deux tableaux avec une vente dite d'accommodement.

Le particulier qui achète votre voiture vous accompagnera alors chez le concessionnaire pour conclure la vente.

Transactions en chaîne

La chaîne théorique des transactions est la suivante: vous vendez votre voiture au concessionnaire et vous bénéficiez du crédit de taxe correspondant sur l'achat du nouveau véhicule.

Votre client la rachète immédiatement au concessionnaire. Celui-ci ne sert que d'intermédiaire et ne fait aucun profit dans la transaction.

Cependant, puisque votre acquéreur achète votre voiture auprès d'un commerçant, il devra acquitter la TPS et la TVQ sur le montant de la vente.

Il ne voudra évidemment pas payer davantage que les 5375 $ qu'il aurait à débourser pour une vente directe à la SAAQ.

Vous réduirez donc le prix de vente de telle sorte qu'en considérant les deux taxes, son débours soit encore de 5375 $.

On obtient ce nouveau prix en divisant le prix préalable par 1,06 (la valeur de la TPS). Le prix de vente réel sera ainsi de 4717 $.

De votre côté, vous bénéficiez d'un crédit de taxe sur ce montant, pour un bénéfice de 5375 $, supérieur à celui de 3420 $ obtenu dans une transaction avec le concessionnaire, et aux 5000 $ que vous aurait rapportés la vente directe à votre acheteur.

L'ampleur de cet avantage dépend de l'écart entre le prix offert par le concessionnaire et celui obtenu auprès d'un particulier.

Pour savoir quelle est l'option la plus avantageuse, le planificateur et comptable Éric Brassard propose le truc suivant: divisez par 1,06 le montant offert par l'acheteur. Si le concessionnaire vous offre moins que ce résultat, la vente d'accommodement est préférable.

Bien entendu, il faudra que votre acheteur accepte de vous rendre ce petit service

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Quelques pistes à parcourir

Office de la protection du Consommateur:

www.opc.gouv.qc.ca/publications/dep_auto_tra1.asp

Finance au volant, Éditions Éric Brassard:

www.ericbrassard.com

CAA-Québec:

www.caaquebec.com