Marco a pris le volant et j'ai hérité du GPS. Ma mission? Être une copilote modèle. J'avoue, nous avons loupé une ou deux sorties d'autoroute. J'ai également vécu quelques minutes d'affolement devant mon écran, à proximité de Manhattan, à l'heure de pointe. Existe-t-il des trucs pour voyager sans faire fausse route?

Lucie Lavigne

Marco a pris le volant et j'ai hérité du GPS. Ma mission? Être une copilote modèle. J'avoue, nous avons loupé une ou deux sorties d'autoroute. J'ai également vécu quelques minutes d'affolement devant mon écran, à proximité de Manhattan, à l'heure de pointe. Existe-t-il des trucs pour voyager sans faire fausse route?

Deux experts en systèmes GPS nous donnent leurs meilleurs conseils.

Mario Raymond est président de Raytech électronique, à Laval. Dannis René est vendeur chez Produits électroniques Elkel, à Trois-Rivières. Les deux spécialistes ont suggéré la même marque de commerce: Garmin. «Leur technologie est à la fine pointe», témoigne Mario Raymond. Selon lui, l'un des meilleurs systèmes pour un voyage en VR est un GPS routier Garmin de la série StreetPilot 7200.

Pourquoi? Parce que l'écran tactile de ce GPS autonome est large (17,8 cm en diagonale). Il offre également un guidage vocal et textuel en français. Mieux, l'écriture, en gros caractères, est très visible. Ce système annonce les rues, ce qui permet de garder les yeux sur la route. Plusieurs adresses sont données au Canada et aux États-Unis (hôtels, restaurants, stations-service, guichets automatiques). Les amateurs de camping ont accès à une liste de terrains de camping et de magasins Wal-Mart. Les dirigeants de ces magasins, c'est connu, accueillent volontiers les VR dans leur stationnement. Le prix d'un GPS de la série StreetPilot 7200 est d'environ 900$. Il est toutefois possible d'obtenir un GPS autonome aux caractéristiques différentes à moindre prix.

De son côté, Dannis René apprécie le GPS 18 de Garmin. Beaucoup plus abordable, ce récepteur GPS fonctionne toutefois uniquement à l'aide d'un ordinateur portable. Avantage: un écran d'ordinateur est plus grand que celui d'un GPS.

«Mais la plupart des écrans d'ordinateur n'ont pas été conçus pour le transport. La luminosité, notamment, ne sera peut-être pas adéquate pour une bonne lecture», relève Mario Raymond.

Une chose est sûre, ce récepteur est doté des mêmes cartographies et renseignements touristiques que ceux de la série StreetPilot 7200. Il faut compter au moins 189$ pour s'en procurer un.

Prévoyants, les GPS routiers Garmin avertissent constamment le conducteur des manoeuvres à exécuter, note Dannis René. «Ils indiquent l'approche d'une sortie, trois kilomètres avant d'y arriver. Un rappel est fait à 1,5 km avant d'y être. Un autre avertissement est donné à 1 km et un autre à 500 m.»

Et si on rate une sortie, qu'arrive-t-il? Le GPS n'a-t-il pas tendance à perdre le nord? «Non, il configure rapidement une nouvelle route», répond le spécialiste.

Enfin, un copilote modèle devrait toujours bien comprendre le fonctionnement de son GPS avant de prendre la route. Pourquoi ne pas le tester sur de courtes distances avant de partir en vacances? On peut ainsi se familiariser avec toutes ses fonctionnalités. Simuler son itinéraire et bien identifier les points d'intérêt évitent les (mauvaises) surprises.

Bref, un copilote en maîtrise de son GPS s'assure de voyager agréablement, sans stresser inutilement.