La congestion routière, l’environnement, les radars automatiques, les nids-de-poule, sans parler des entretiens périodiques. Les lecteurs invités à formuler les caractéristiques du véhicule dont ils rêvent faisaient constamment référence à tous ces facteurs, et bien d’autres encore.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

Sans surprise, le véhicule idéal a la carrure d’un VUS. « La position de conduite surélevée me rassure énormément, admet Denise, 61 ans, mais le point fort demeure la facilité d’accès et de sortie de ce type de véhicule. » Charles-Étienne, 28 ans, apprécie également ces caractéristiques, mais la polyvalence promise par un VUS demeure sa principale carte maîtresse. « Pour moi, dit-il, un VUS, c’est comme un couteau suisse, il a plusieurs usages. C’est un choix pragmatique. »

Le véhicule idéal, selon nos lecteurs invités, comporte un mode d’entraînement à quatre roues motrices. « C’est un incontournable, surtout si tu habites à Montréal et ses artères embourbées durant l’hiver, croit Georges, 62 ans. Et il y a les nids-de-poule également ; un rouage intégral ne change pas grand-chose, c’est les dimensions des pneus qu’il faut revoir, la hauteur des flancs, surtout. Et puisque nous y sommes, pourquoi ne pas assouplir les suspensions aussi ? »

La motorisation souhaitée sous le capot de ce VUS à quatre roues motrices est naturellement électrique. « C’est plus écologique, plus silencieux et plus apaisant à conduire », assure Véronique, 42 ans, et propriétaire d’une Nissan Leaf. « Dans mes rêves les plus fous, mon véhicule rechargerait ses batteries par induction. Ça m’éviterait de courir les bornes » dit-elle en riant.

Conduite autonome

L’unanimité entre nos lecteurs invités s’effrite lorsqu’il est question de conduite. La majorité aimerait se faire conduire. « La vie quotidienne est déjà assez stressante comme cela », plaide Marie-Pier, 38 ans. Pierre, 74 ans, est prêt lui aussi à laisser le volant.

Avec la congestion actuelle, la signalisation déficiente et les radars partout, le plaisir au volant, ça n’existe plus depuis longtemps déjà. Alors, oui à la conduite autonome.

Pierre

Francis, 32 ans, n’est pas complètement contre « en ville ou dans un bouchon de circulation, mais à la condition de pouvoir désactiver cette fonction ».

Se faire conduire a d’autres attraits pour nos lecteurs invités. Cela permettrait de repenser l’habitacle des autos. « Les sièges pourraient se déployer en vis-à-vis, comme dans un salon », songe Audrey, 30 ans. Et l’auto idéale serait plus connectée que jamais. Elle n’aura plus de clé, se branchera à l’internet, sera dotée d’un système de reconnaissance vocale plus sophistiquée, de pavés tactiles partout et comportera plusieurs rangements. « Et une poubelle, ce serait bien aussi », s’esclaffe Audrey.