Tomber en panne à -30 oC n’a rien d’amusant ! Mais si vous pouvez compter sur un service d’assistance routière, l’expérience se révélera beaucoup moins pénible. Durant des années, CAA était le seul organisme à offrir un tel service. Maintenant, des magasins de grande surface, des compagnies d’assurances, sans oublier les constructeurs d’automobiles proposent aussi un service d’assistance routière en cas de panne.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

Bien entendu, le service offert par les constructeurs ne s’applique qu’à leurs produits. Il se greffe gratuitement à l’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion récente, mais n’est valide que pour une durée limitée. Cette protection est généralement calquée sur la période de garantie et est l’une des plus complètes sur le marché. Elle comporte notamment des indemnités en cas d’interruption de voyage et une distance de remorquage illimitée jusqu’au dépositaire autorisé le plus près.

Ça se complique un peu lorsque cette protection est échue. L’offre abonde, mais avant d’arrêter votre choix, certaines vérifications s’imposent avant de dépenser pour un tel service. En effet, plusieurs émetteurs de cartes de crédit, institutions financières, assureurs et grandes surfaces proposent un programme d’assistance routière, et ce, parfois gratuitement.

La patience est de mise

Gratuits ou non, tous ces programmes d’assistance se ressemblent et promettent une panoplie de services allant du survoltage au déverrouillage des portières, sans oublier le sacro-saint remorquage. Aussi, il ne faut jamais oublier que ces entreprises de services comptent beaucoup de membres. Il faut donc parfois s’armer de patience avant de se voir prêter main-forte. Avis aux automobilistes pressés, l’organisation des secours prend parfois du temps.

En apparence, cette offre de services est équivalente d’un fournisseur à l’autre. Si telle est votre impression, prenez le temps de lire les petits caractères au contrat. Certains couvrent seulement un véhicule et un seul utilisateur. D’autres vous dépanneront même si vous vous trouvez à bord de la voiture de votre cousine… Certains remorqueront votre véhicule sur une distance de 10 km, et ce, au maximum trois fois par année. D’autres s’engageront à vous dépanner 10 fois, et ce, sur une distance de 250 km, mais seulement à la condition que votre véhicule soit déposé dans leur atelier… Il importe donc de lire très attentivement les modalités de chaque contrat avant de vous engager.

À la réflexion, peut-être en arriverez-vous à la conclusion que ces programmes (dont le montant de l’abonnement peut atteindre 300 $) ne valent pas le coût. Parfois, mieux vaut payer à la pièce, si jamais un problème survient.

En attente de la remorqueuse

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

Une trousse de dépannage, qui comprend notamment des câbles de survoltage, est fort utile en saison froide.

Mais, au fait, avez-vous paré à toute éventualité ? Avez-vous la certitude qu’en cas d’urgence, vous ne tomberiez en panne que sur une route passante où il vous serait possible de prendre un café pour vous réchauffer ? Si vous avez répondu à ces deux questions par l’affirmative, il y a fort à parier que vous ne prenez pas l’hiver très au sérieux. C’est pourquoi, lorsque survient une panne, même le plus consciencieux des automobilistes se sent pris au dépourvu. Prenez soin de garnir votre coffre à bagages d’un balai à neige, d’une bonne provision de lave-glace, de plaques antidérapantes, d’un sac de sable, d’une pelle, de câbles de survoltage, de feux de Bengale (au fait, savez-vous comment les allumer ?), d’un contenant à essence vide, d’une lampe de poche (n’oubliez pas les piles), de fusibles de rechange, d’outils et d’une trousse de premiers soins.