L’Association américaine des automobilistes (AAA) a publié la semaine dernière les résultats d’une étude portant sur des systèmes d’assistance à la conduite embarqués dans de plus en plus de véhicules. Les conclusions sont sans équivoque : plusieurs systèmes semi-autonomes de niveau 2 de dernière génération ne sont pas encore à point.

Charles René
Charles René La Presse

Pour dresser ce constat, l’association a mis à l’essai les véhicules suivants : Cadillac CT6, BMW X6, Ford Edge, Kia Telluride, Subaru Outback. Ils sont tous offerts avec des systèmes dont le degré d’intervention peut différer.

En moyenne, sur les 6400 km parcourus par les véhicules, les chercheurs ont détecté des problèmes de degrés variables en moyenne tous les 13 km. Ceux-ci peuvent autant toucher l’assistance de maintien de voie qui fait approcher le véhicule trop près des garde-fous ou la désactivation des aides sans réel préavis, ce qui donne peu de temps au conducteur pour prendre le contrôle du véhicule.

Le constat général de l’étude est que ces systèmes ne se comportent pas de manière uniforme en conduite réelle, mais sont nettement plus performants sur des circuits fermés.

L’AAA encourage donc les constructeurs à développer des systèmes plus sécuritaires. Chose certaine, rien ne remplace l’attention du conducteur, qui doit éviter les distractions, malgré les belles promesses de ces systèmes.