(Montlhéry) L’écurie H24 Racing présentera une nouvelle version de sa voiture hydrogène en septembre aux 24 Heures du Mans, à quatre ans de l’entrée en vigueur d’une catégorie réservée à ces véhicules, a-t-elle annoncé vendredi dans le cadre d’une journée d’essais.

Agence France-Presse

Cette écurie, qui émane du projet « Mission H24 » entre l’Automobile Club de l’Ouest (ACO) et GreenGT, a profité d’une séance d’essai sur le circuit de Linas-Montlhéry, au sud de Paris, pour promouvoir « cette technologie qui avance à grands pas ».

« Une version beaucoup plus évoluée va voir le jour et sera présentée aux 24 Heures du Mans en septembre », a indiqué Jean-Michel Bouresche, directeur des opérations du programme « MissionH24 » et directeur général de l’écurie H24 Racing, qui avait présenté un premier prototype au Mans l’an dernier.  

PHOTO BERTRAND GUAY, AFP

Le président de PSA Carlos Tavares a pris le volant « à titre personnel » de la LMPH2G au Circuit Montlhéry le 24 juillet, affirmant consacrer un peu de son temps au projet à titre personnel. Le projet de réintégrer Peugeot en 2022 en Championnat du monde d’endurance aux 24 Heures du Mans n’est pas connecté au développement de la LMPH2G à hydrogène.

Le président de PSA Carlos Tavares a pris le volant « à titre personnel » de cette LMPH2G, alors que Peugeot fera son retour en 2022 en Championnat du monde d’endurance (WEC) et en 2023 aux 24 Heures du Mans.

« Je donne un peu de mon temps à ce projet quand je le peux à titre personnel, mais c’est totalement indépendant de PSA », a-t-il assuré, en précisant que le retour de Peugeot en endurance « n’est pas connecté à celui-là ».

D’abord copilote de Norman Nato, pilote de développement de performances de la LMPH2G, Carlos Tavares a ensuite pris les commandes du prototype pendant dix tours.

« Quand elle sera au point, allégée de quelques centaines de kilos, ce sera une vraie voiture de course que l’on voudra tous piloter », a analysé Tavares, même s’il la juge déjà « très convaincante ».

Le patron de PSA n’exclut d’ailleurs pas un possible investissement de Peugeot dans l’hydrogène à l’avenir.

« Une fois que l’on aura regagné Le Mans avec l’hybride on pourra se poser la question de l’après. Nous allons faire deux-trois années pour être sûr que l’on fait le travail qu’il faut donc en 2025 cette question se reposera ».

Peugeot, qui avait quitté l’endurance en 2012 pour des raisons budgétaires trois ans après son troisième succès au Mans, devait articuler son retour autour de l’équipe Rebellion, mais son partenaire suisse a annoncé en février qu’il quittait l’endurance à la fin de la saison.

Carlos Tavares « regrette » cette décision, mais assure que cela ne « remet pas en cause le retour de Peugeot au Mans et en WEC ».

« Nous avons à la fois trouvé d’autres partenaires et demandé à certains de nos partenaires actuels de compenser pour partie ce départ », a détaillé le patron de PSA, ajoutant avoir trouvé « des solutions plus frugales et plus ingénieuses qui nous ont permis de réduire les coûts ».