(Paris) Les équipes impliquées dans le projet de fusion des constructeurs automobiles PSA et Fiat Chrysler « accélèrent le rythme » pour finaliser au plus tôt la transaction, a assuré le patron du groupe français, Carlos Tavares, selon une citation transmise par PSA à l’AFP.

Agence France-Presse

La crise provoquée par l’épidémie de COVID-19 et la chute des valorisations boursières du secteur automobile a fait naître des doutes sur le montage financier de l’opération qui doit donner naissance au numéro 4 mondial de l’automobile, abritant sous le même toit des marques emblématiques comme Peugeot, Citröen, Jeep, Alfa Romeo et Maserati.

« Le travail des équipes sur le projet de fusion est [un élément] clé pour les deux entreprises. Le plus tôt sera le mieux. Les groupes de travail maintiennent et même accélèrent le rythme sur le projet pendant cette crise, pour réaliser le closing », a déclaré M. Tavares lors du dernier comité de pilotage du projet le 31 mars, selon une citation rapportée jeudi par PSA à l’AFP.

Annoncée fin octobre, l’opération est censée être finalisée au plus tard début 2021.

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L’opération approuvée par les deux partenaires en décembre prévoit notamment la distribution d’un dividende ordinaire de 1,1 milliard d’euros à leurs actionnaires respectifs pour 2019. Ce montant doit être approuvé lors de la prochaine assemblée générale qui a récemment été reportée au 25 juin.

« Les dividendes font partie du projet, donc il n’y a pas de remise en question du paiement de dividende. Je n’ai pas de signe qu’on soit en train de rouvrir les termes de l’accord », a déclaré à l’AFP un porte-parole de PSA. « Les dividendes seront discutés lors de la prochaine assemblée générale », a-t-il ajouté.

Des sources travaillant sur la transaction ont récemment mis en doute la promesse de PSA et FCA de payer chacun le dividende de 1,1 milliard d’euros, estimant qu’ils devraient préserver leurs liquidités dans le contexte de crise économique mondiale et qu’ils étaient soumis à la vigilance des gouvernements appelés à la rescousse pour relancer le marché automobile avec de l’argent public.