(Paris) Le conseil d’administration de Renault se réunira mardi pour répondre à la proposition de fusion formulée par Fiat Chrysler et envisager l’ouverture de négociations exclusives avec le groupe italo-américain, a indiqué l’entreprise à l’AFP.

Agence France-Presse

Fiat Chrysler avait proposé lundi au constructeur français Renault une « fusion entre égaux » pour former le numéro 3 mondial de l’industrie automobile. La proposition avait été saluée par les marchés et l’État français, mais des points sensibles restent à régler.

« Le conseil d’administration se réunira mardi », a indiqué Renault dans un message à l’AFP.

Le projet de fusion créerait un nouveau géant, fort d’une production annuelle de 8,7 millions de véhicules et pesant plus de 30 milliards d’euros en bourse.

La nouvelle entité serait détenue à 50 % par les actionnaires du constructeur italo-américain et à 50 % par ceux de Renault et serait cotée à Paris, New York et Milan.  

John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli, l’emblématique président de Fiat, et actuel président de FCA, serait pressenti pour devenir président de la nouvelle entité, tandis que Jean-Dominique Senard, actuel président de Renault, deviendrait président exécutif.  

FCA a assuré que la fusion ne se traduirait par aucune fermeture de sites de production, tout en évoquant des synergies annuelles supérieures à 5 milliards d’euros.

Depuis lundi, des voix se sont élevées pour mettre en doute la réalité de ces synergies ou critiquer un rapprochement qui ne valoriserait pas suffisamment le groupe Renault.