Marcelle Dubois, cofondatrice du Festival du Jamais Lu, a dévoilé avec son équipe la programmation de l’édition du 20e anniversaire, lundi soir.

Luc Boulanger
Luc Boulanger La Presse

Le Festival du Jamais Lu, qui célèbre ses 20 ans d’existence cet été, se tiendra du 19 au 28 août en format hybride, avec des performances au Théâtre Aux Écuries, au parc De Normanville, mais également en vidéodiffusion et en audiodiffusion.

En tout, 29 projets inédits seront présentés dans une ambiance conviviale durant les 10 jours de la manifestation culturelle, sous la direction de la cofondatrice Marcelle Dubois et de sa « cellule artistique » composée de Fanny Brossard-Charbonneau, Étienne Lou, Bibish Marie Louise Mumbu et Anne-Marie Olivier.

Pour ce 20e anniversaire, la codirection artistique du Jamais Lu a voulu faire la part belle part aux auteurs de demain.

C’est l’homme de théâtre Martin Faucher qui va lancer l’évènement, le 19 août. Après avoir créé Jusqu’où te mènera ta langue ? lors du 10e anniversaire du Jamais Lu, le metteur en scène reviendra avec un cabaret théâtro-littéraire qui se penchera sur l’actualité et « notre avenir collectif ». Il dirigera six interprètes accompagnés des musiciens Navet Confit et Benoît Landry. Cette soirée d’ouverture s’annonce comme « une fête jouissive des mots », selon le communiqué de l’organisation. Le cabaret pourra être suivi en direct sur place Aux Écuries et en vidéodiffusion.

La soirée de clôture aura des accents de soirée « des ouvertures », avec Tribune solennelle pour des mondes nouveaux. Un évènement qui fera place aux paroles émergentes et aux artistes de la future génération. Gabrielle Côté sera la cheffe d’orchestre de cette grande finale. Avec des textes et performances de Karl-Henry Brezault, Maxime Brillon, Kijataî Alexandra Chezo, Irdens Exantus, Carolanne Foucher, Charles-Aubey Houde, Nasim Lotij, Étienne Lou, Solène Paré et Zoé Tremblay-Bianco.

Survol de la programmation

Parmi les auteurs au cœur de la programmation avec des performances et des lectures de textes inédits, mentionnons Tatiana Zinga Botao, Alexis Diamond et Bibish Marie Louise Mumbu, coauteurs de la pièce La reine Nzinga : une épopée ; Philippe Ducros, avec Chambre d’écho, qui explore « les dérives des médias sociaux en temps de crise sociale », ainsi que le lien entre l’Amérique et le Moyen-Orient ; le duo acadien du Nouveau-Brunswick formé de Bianca Richard et Gabriel Robichaud proposera Parler mal, un texte qui se veut une réflexion sur « l’insécurité linguistique liée au Chiac ». Il sera mis en lecture par Alix Dufresne.

Au vu et au su de la situation sanitaire actuelle, le Jamais Lu a réaménagé ses espaces pour offrir un bar sécuritaire et permettre aux gens d’échanger leurs impressions sur l’œuvre entendue entre petites tablées. On propose aussi des rencontres « Déjeuners sur l’herbe » au parc De Normanville, et des « six à sept » performances. À noter, les festivaliers doivent réserver leur place pour tous les évènements, y compris ceux offerts gratuitement.

Fondé en 2001, le Jamais Lu a pour mission de créer un lien fort entre le public et les dramaturges québécois d’aujourd’hui, en particulier ceux de la relève, en leur offrant une tribune pour diffuser leur parole théâtrale.

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