L’année 2020 marque pour la compagnie Louise Bédard Danse ses 30 ans d’existence. Fondée en 1990, la compagnie a depuis multiplié les créations, la chorégraphe et interprète n’ayant de cesse de fouiller le langage riche et vivant de la danse contemporaine. Identité et altérité, appartenance au monde et féminité font partie des thèmes qu’elle a toujours creusés. Dès demain, elle présentera à l’Agora de la danse sa plus récente création pour six danseurs, Promesses, articulée autour de trois duos ayant chacun leur univers et leur personnalité propres.

Iris Gagnon-Paradis Iris Gagnon-Paradis
La Presse

Promesses a ceci de particulier pour la créatrice qu’elle s’est fait la « promesse » de ne se mettre aucune limite. « Pour moi, c’est une pièce de résistance que j’ai voulu amener à son plein potentiel, et où je n’ai voulu me censurer d’aucune façon. J’ouvre les vannes ! », lance Louise Bédard.

Promesses risque de surprendre, d’abord par la configuration de l’espace scénique, avec les spectateurs autour d’une scène en forme de « L », défi technique qui pose aussi la question de « ce qu’on donne à voir, et ce qu’on cache ». Mais aussi par sa proposition, Louise Bédard ayant travaillé « à l’inverse » de son processus créatif habituel. Ainsi, contrairement à son habitude, elle a d’abord créé, en vase clos, trois duos différents avec trois couples de danseurs (Marie Claire Forté et Nicolas Patry, Sébastien Provencher et Marilyn Daoust, Alejandro De Leon et Louis-Elyan Martin). Elle a ensuite lié le tout grâce à différentes transitions et partitions de groupe. « Ce sont des propositions carrément différentes ; chaque duo pourrait être présenté à part. »

Pour ce spectacle, la chorégraphe dit avoir beaucoup travaillé le rapport entre « individualité et collectivité », qu’elle met en lumière grâce à « certaines contraintes », par l’entremise d’accessoires ou dans l’espace, qui servent de point de convergence de la collectivité. « Il y a de petits sentiers qui apparaissent dans la pièce, qui ne sont pas développés à outrance, mais à travers lesquels on chemine. »

Du 5 au 8 février, à l’Agora de la danse

Important prix décerné à Danièle Lévesque

PHOTO MAXIME CÔTÉ, FOURNIE PAR L'ARTISTE

La conceptrice de décors Danièle Lévesque recevra le prix Walter-Carsen.

Depuis 40 ans, pour Danièle Lévesque, tout est affaire de décor. Artiste visionnaire, elle a réalisé des scénographies mémorables et collaboré avec de grands metteurs en scène québécois, dont Brigitte Haentjens, Alice Ronfard, René Richard Cyr et Lorraine Pintal. La conceptrice recevra le prix Walter-Carsen, le lundi 10 février, lors d’une cérémonie privée au TNM. Ce prix reconnaît le haut niveau d’excellence artistique et la carrière exceptionnelle d’un ou d’une artiste professionnel en arts de la scène (musique, théâtre ou danse). Il est accompagné d’une bourse de 50 000 $ remise par le Conseil des arts du Canada. Outre son travail au théâtre, Mme Lévesque enseigne à l’École nationale depuis 1992, où elle a assuré la direction du programme de scénographie de 2002 à 2014. 

— Luc Boulanger, La Presse

Affronter ses peurs

PHOTO STÉPHANE BOURGEOIS

Le théâtre jeunesse Les Gros Becs accueille Lou dans la nuit, nouvelle création du Théâtre des Confettis.

Lou dans la nuit

Du 4 au 16 février, au théâtre Les Gros Becs

Le théâtre jeunesse Les Gros Becs accueille Lou dans la nuit, nouvelle création du Théâtre des Confettis, écrite et mise en scène par Maxime Robin. La pièce raconte l’histoire d’une petite fille (Marianne Marceau) qui apprivoise la nuit pour la première fois. « Un spectacle pour les enfants de 5 à 8 ans, tout en douceur, qui les encourage à affronter leurs peurs et découvrir le monde sous un angle nouveau », résume le communiqué de la compagnie.

— Luc Boulanger, La Presse

Esprit errant

PHOTO DAMIAN SIQUEIROS, FOURNIE PAR DANSE DANSE

José Navas propose le solo Winterreise à la Cinquième Salle.

Winterreise

Du 11 au 15 et du 18 au 22 février, à la Cinquième Salle

À 55 ans, José Navas danse encore, même s’il a appris il y a quelques années qu’il était atteint de polyarthrite rhumatoïde, maladie dégénérative qui lui occasionne douleurs et raideurs. Une souffrance en laquelle il plonge pour la transformer en mouvement. Quel meilleur canevas pour exprimer ce chemin de croix, en quelque sorte, que la pièce Winterreise (Le voyage d’hiver) de Schubert, où l’hiver sert de métaphore à l’homme qui marche vers la mort, et a l’esprit qui erre, à la recherche de repères et de réponses. Cette pièce, composée de 24 mélodies pour voix et piano, sera interprétée en direct sur scène par le ténor Jacques-Olivier Chartier et le pianiste Francis Perron. Dans un solo qu’on dit empreint de beauté bouleversante, Navas voyage jusqu’aux confins de l’hiver et de la vie, sur une scène dépouillée de tout artifice, où il se livre corps et âme.

— Iris Gagnon-Paradis, La Presse

André Brassard au grand écran

PHOTO GRAHAM HUGHES, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Selon Michel Tremblay, André Brassard est l'«un des plus grands créateurs qu'a connus le Québec».

Projection de Notre été avec André

Le 10 février à 19 h 30, au TNM. Entrée 10 $.

Pour souligner le 30e anniversaire de la création de Nelligan, le Théâtre du Nouveau Monde présente le documentaire Notre été avec André, réalisé par Claude Fournier. Cette projection spéciale aura lieu lundi soir prochain en présence du metteur en scène André Brassard, qui livre dans ce film son « testament », dit-il. Notre été avec André sera précédé par la projection de Françoise Durocher, waitress, court métrage réalisé en 1972 par André Brassard et scénarisé par Michel Tremblay, mettant en vedettes des actrices légendaires, telles que Rita Lafontaine, Luce Guilbault, Hélène Loiselle, Monique Mercure, Denise Proulx, Michelle Rossignol… Dans le communiqué du TNM, Michel Tremblay précise qu’André Brassard est l’« un des plus grands créateurs qu’a connus le Québec. Il a mis au monde deux générations d’acteurs, d’auteurs, de concepteurs et le milieu théâtral québécois lui en sera éternellement redevable ».

— Luc Boulanger, La Presse

Théâtre Le Clou : 30 ans de création

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

Le Théâtre Le Clou fête ses 30 ans.

Le Théâtre Le Clou célèbre son 30e anniversaire. Pour l’occasion, la compagnie lance un « évènement numérique » qui se déroulera sur Facebook et Instagram jusqu’au 14 février. Depuis sa fondation, le Théâtre Le Clou s’est fait remarquer comme un chef de file du théâtre de création destiné aux adolescents. Ses productions ont été vues par plus de 400 000 jeunes (et moins jeunes) au Québec et à l’étranger.

— Luc Boulanger, La Presse