L’artiste d’origine innue Natasha Kanapé Fontaine ouvre la saison de La Chapelle avec une adaptation pour la scène de son recueil de poésie Bleuets et abricots.

Jean Siag Jean Siag
La Presse

Iris Gagnon-Paradis Iris Gagnon-Paradis
La Presse

Luc Boulanger Luc Boulanger
La Presse

Tshishikushkueu (du nom d’une figure mythique féminine innue) est une performance qui mêle chant, slam, poésie et théâtre. Présentée jusqu’au 7 septembre. Parmi la vingtaine de pièces programmées cette saison, mentionnons celle de Katie Ward, imaginationreality (du 16 au 20 septembre), et une nouvelle création de Mani Soleymanlou, Zéro (du 11 au 23 novembre), qui reviendra sur ses origines iraniennes et sur l’exil de sa famille. Également à suivre : la reprise de Rather a Ditch, de Clara Furey, avec Céline Bonnier (présentée au dernier FTA), et un nouveau spectacle du conteur et chanteur Michel Faubert, Le chant du silence (du 3 au 7 décembre). Deux des artistes chouchous de La Chapelle sont aussi au programme. Jocelyn Pelletier présentera une version rock métal de Macbeth, de Shakespeare, baptisée Mac (death), tandis que Jérémie Niel présentera Face à face, avec Catherine Gaudet.

IMAGE MARILENA STAFYLIDOU, FOURNIE PAR L’USINE C

Dimitris Papaioannou revient à l’Usine C avec l’installation vidéo déambulatoire Inside.

Usine C : chercher la lumière

La programmation 2019-2020 de l’Usine C a été dévoilée jeudi dernier. Les diverses créations à l’affiche présentent « leur vision poétique et politique du monde, un monde à réinventer ensemble en ces temps plus qu’incertains », a affirmé Danièle de Fontenay, directrice artistique, en préambule de la soirée de lancement.

Foisonnante, la programmation offre quelques reprises — dont, en ouverture de la 24e saison, J’aime Hydro, qui affiche déjà presque complet — ainsi que le retour de pièces présentées au dernier FTA : CUTLASS SPRING de Dana Michel (du 29 octobre au 2 novembre), Fear and Greed de Frédérick Gravel (28 et 29 novembre) ainsi que l’inclassable Cuckoo, du Sud-Coréen Jaha Koo (du 12 au 14 février).

Côté théâtre, le vide s’impose comme matière nourricière chez le metteur en scène français Julien Gosselin, qui présente sa vision du vide contemporain et d’une société rongée par le capitalisme avec Le marteau et la faucille (24 et 25 septembre), ainsi que chez le Grec Dimitris Papaioannou, qui avait ébloui l’hiver dernier avec The Great Tamer et qui revient avec Inside, une installation vidéo déambulatoire de six heures se nourrissant de la futilité et du vide, mettant en scène 30 interprètes (du 19 au 23 novembre).

Présentée comme une tragédie contemporaine, Sang, par l’auteur suédois Lars Norén, sera mise en scène par Brigitte Haentjens avec notamment Christine Beaulieu et Sébastien Ricard (du 28 janvier au 15 février). Trois autres Québécois sont à l’honneur : l’auteur Martin Bellemare avec Cœur minéral, abordant le sujet controversé des sociétés minières installées en Afrique (du 17 au 19 mars), Philippe Cyr, qui met en scène Atteintes à la vie, chef-d’œuvre de l’auteur britannique Martin Crimp (du 24 mars au 4 avril), ainsi qu’Étienne Lepage et Philippe Boutin, qui allient leurs esprits libres dans une relecture du Nouveau Testament, The Rise of the BlingBling (du 21 au 25 avril).

IMAGE FOURNIE PAR LES ÉCURIES

Faire la leçon, mis en scène par Annie Ranger, se veut une incursion dans les coulisses de l’enseignement.

La relève Aux Écuries

Aux Écuries ouvrira sa saison le 19 septembre avec Vous êtes ici, parcours artistique qui occupera tout l’espace du théâtre de la rue Chabot, où l’on pourra découvrir une dizaine de courtes formes conçues par des finissants des écoles de théâtre. Parmi la douzaine de pièces programmées pendant la saison, mentionnons le nouveau texte de Rébecca Deraspe, Faire la leçon, mise en scène par Annie Ranger, incursion dans les coulisses de l’enseignement (du 12 au 29 novembre). En 2020, le Théâtre de la Pire Espèce présentera son spectacle d’ombres et d’objets L’effet Hyde. On pourra aussi voir le spectacle à sketchs Poisson glissant, de François Ruel-Côté et Thomas Vachon-Croteau, sans oublier le Festival du Jamais Lu, qui démarre le 1er mai.

PHOTO FOURNIE PAR QUARTIERS DANSES

Tentacle Tribes ouvrira le festival Quartiers Danses.

La danse dans tous ses états

Le festival Quartiers Danses a dévoilé la semaine dernière la programmation de sa 17e édition, qui se déroulera du 6 au 15 septembre dans diverses salles et différents emplacements extérieurs. L’événement se démarque par sa programmation foisonnante, qui donne à découvrir un large spectre dansé, sous forme de spectacles, mais aussi de courts métrages, d’ateliers et de tables rondes, sous la présidence de Marc Béland. Quelques chiffres pour l’illustrer : 50 performances, 27 chorégraphes d’ici et d’ailleurs, 148 interprètes, 25 représentations en salle et 12 créations in situ s’y déploieront. Notons entre autres un nouveau solo d’Anne Plamondon, Douce force, créé pour la jeune interprète Emma-Lynn Mackay Ronacher, une soirée d’ouverture avec Tentacle Tribes et Pauline Gervais, ainsi que Porcelain, création de la chorégraphe Wynn Holmes pour son mari, Nico Archambault.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Lors de sa création à La Licorne en 2018, Comment je suis devenu musulman a été saluée par la critique.

Comment je suis devenu musulman

Le Rideau Vert ouvre sa saison en présentant la comédie de Simon Boudreault, saluée par la critique lors de sa création à La Licorne en 2018, Comment je suis devenu musulman. S’inspirant de quelques éléments de sa propre vie, l’auteur et metteur en scène signe une œuvre en forme de main tendue au Québec et aux Québécois. « Quand j’ai commencé à écrire cette pièce, j’étais habité par un événement marquant : celui de mon mariage “forcé” à l’automne 2013. La tête pleine de questionnements. Des questionnements qui revolent sur notre société. Tout ce que je vivais était transformé, amalgamé, trituré et plongé dans cette pièce en devenir. »

Jusqu’au 7 septembre au Rideau Vert, à Montréal. En tournée du 17 octobre 2019 au 9 janvier 2020 dans 15 villes au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. 

PHOTO FOURNIE PAR LE THÉÂTRE DENISE-PELLETIER

Le Théâtre Denise-Pelletier accueille la production belge J’abandonne une partie de moi que j’adapte.

Bonheur belge

Le Théâtre Denise-Pelletier accueille la production belge J’abandonne une partie de moi que j’adapte, présentée du 28 août au 7 septembre, à la salle Fred-Barry. Cette pièce de Justine Lequette a pour prémisse un documentaire réalisé en 1961, Chronique d’un été, dans lequel les sociologues et anthropologues Edgar Morin et Jean Rouch vont à la rencontre de gens pour les questionner sur la notion de bonheur et son lien avec le travail. Le spectacle reprend le thème du film avec des extraits tout en regardant ce qui fait écho dans le discours des années 60 avec la société d’aujourd’hui. La pièce a eu une belle réception au Festival Off d’Avignon en 2018.

Salle Fred-Barry, du 28 août au 7 septembre.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

De gauche à droite ; le directeur artistique d’Espace Libre, Geoffrey Gaquère, et les codirecteurs artistiques du NTE, Alexis Martin et Daniel Brière

Espace Libre et… rénové

Le directeur d’Espace Libre, Geoffrey Gaquère, vient de dévoiler sa nouvelle saison. Celle-ci débutera exceptionnellement en janvier 2020, le temps pour Espace Libre d’achever ses travaux de maintien des actifs qui le rendront plus accueillant pour le public et les artistes. La compagnie ouvrira le 7 janvier avec Espace Utopies, un spectacle de quartier coproduit par Espace Libre et le Nouveau Théâtre Expérimental (NTE) ; suivra au printemps une pièce qui réunira sur scène les codirecteurs artistiques du NTE, Daniel Brière et Alexis Martin (qui n’avaient pas joué ensemble depuis 2006), intitulée Une conjuration.