Le dieu le plus malicieux de l’Univers cinématographique Marvel (MCU) a une fois de plus échappé à la mort et est au centre d’une série de six épisodes diffusée dès mercredi, sur Disney+. La Presse a pu visionner le tiers de Loki et il semble bien que les studios Marvel soient en voie de réaliser un tour du chapeau après les succès de WandaVision et de The Falcon and the Winter Soldier.

Pascal LeBlanc
Pascal LeBlanc La Presse

Les gardiens du temps

Dans Avengers : Endgame, les héros retournent dans le temps afin d’amasser les six Pierres d’infini. Leur mission ne se déroule toutefois pas comme prévu et le Loki de 2012 s’empare de la pierre de l’Espace, appelée Tesseract, puis s’échappe. Puisque Loki est mort aux mains de Thanos précédemment, mais en réalité cinq ans plus tard, cette modification de l’ordre des choses, et surtout du fil du temps, est rapidement remarquée par l’Autorité des variations temporelles (TVA).

Rétrofuturiste

Loki, toujours brillamment interprété par Tom Hiddleston, est alors amené dans les bureaux de la TVA, un endroit où le temps s’écoule différemment et à l’esthétisme des années 1970. La palette de couleurs, la décoration, l’éclairage, la technologie vintage… le tout est simplement magnifique. L’agent Mobius M. Mobius (Owen Wilson) permet au petit frère de Thor d’éviter de se faire renvoyer à son époque en lui proposant qu’il l’aide pour une enquête qui nécessite « la perspective unique de Loki ».

PHOTO CHUCK ZLOTNICK, FOURNIE PAR MARVEL STUDIOS

Owen Wilson et Tom Hiddleston dans la série Loki

Chimie exceptionnelle

Si les décors et la musique (par moments de type « ascenseur », mais inquiétante) se distinguent par leur qualité, c’est la complicité entre Tom Hiddleston et Owen Wilson qui nous a le plus épaté. Alors que Loki aime s’écouter parler, Mobius prend le rôle de thérapeute et tente de découvrir qui il est vraiment. Les deux personnages s’apprivoisent tranquillement sans jamais abandonner leur méfiance. Il est difficile de savoir si une réelle amitié est en train de se former ou si les deux ne tentent pas de se manipuler mutuellement. On espère qu’ils ne se sépareront jamais.

Très verbeux

Beaucoup de mots sont prononcés dans les deux épisodes, de près d’une heure chacun, que nous avons vus. Le scénariste Michael Waldron a travaillé sur les séries Community et Rick and Morty. On voit bien l’influence. Les scènes de joute verbale entre Loki et Mobius sont toujours fort divertissantes, mais les concepts plutôt complexes de ligne du temps sacrée, de multivers, de variant, etc. pourraient rebuter certains. Les studios Marvel ont toutefois fait preuve de créativité en utilisant le personnage animé Miss Minutes pour relater une grande partie des explications techniques.

PHOTO CHUCK ZLOTNICK, FOURNIE PAR MARVEL STUDIOS

Gugu Mbatha-Raw incarne Ravonna Renslayer dans Loki.

Les lieux et les gens

On voyage passablement durant ces deux premiers épisodes : Mongolie, France, Italie, États-Unis… et il est fort probable que notre passeport accumule les étampes tout au long de la série. Les images de Kate Herron (Sex Education) sont toujours très belles et les quelques scènes d’action sont réussies. Pour l’instant, le nombre de personnages principaux demeure restreint. Wunmi Mosaku (Hunter B-15) et Gugu Mbatha-Raw (Ravonna Renslayer) sont convaincantes et devraient prendre de l’importance, surtout cette dernière, tout au long du récit. Sophia Di Martino et Richard E. Grant sont aussi de la distribution.

Sur Disney+ le 9 juin