Des suggestions de séries, films, documentaires et émissions provenant de toutes les plateformes

Nathalie Collard Nathalie Collard
La Presse

Netflix : Becoming

Ce documentaire — qu’on pourrait qualifier d’exercice d’adoration — est un très bon complément au livre du même titre et à la tournée de l’ex-première dame. Durant 90 minutes, on suit Michelle Obama au fil de ses conférences à travers les États-Unis, devant des salles archi pleines, dans ses rencontres avec les jeunes filles, dans ses séances de signature, de retour dans sa maison d’enfance. On la voit très relax, entourée de ses proches et de son équipe. On écoute ses réflexions sur sa vie à la Maison-Blanche, sur le racisme, sur l’importance de la famille. Oui, c’est scénarisé de A à Z, mais pour qui a déjà assisté à une de ses conférences, c’est exactement dans le même ton. Mme Obama contrôle très bien son message, et c’est encore plus vrai ici puisque c’est sa maison de production (Higher Ground) qui produit. C’est tout de même un excellent divertissement, truffé d’anecdotes et d’entrevues ainsi que de moments touchants et drôles. On ne s’ennuie pas une seule seconde en compagnie de cette femme charismatique et on se régale de ses tenues, car, oui, la mode est un personnage important dans la vie de l’ex-Mom-in-Chief.

Dès maintenant.

Crave : Billions (saison 5)

Cette série a connu des hauts et des bas depuis ses débuts : partie en lion, elle s’est parfois essoufflée en cours de route, et son scénario a pris toutes sortes d’avenues invraisemblables. Malgré ses défauts, il est presque impossible de la lâcher. C’est sans aucun doute grâce à la qualité de ses acteurs avec, en tête, Damian Lewis dans le rôle de Bobby Axelrod, gestionnaire de fonds spéculatifs sans scrupules. Il est toujours l’objet de l’obsession de Chuck Rhodes (excellent Paul Giamatti). Parmi les nouveaux personnages de cette cinquième saison : Julianna Margulies (The Good Wife), dans le rôle d’une professeure à l’Université Yale, autrice d’un livre sur l’orgasme féminin… Ça promet.

Dimanche, 21 h, en anglais seulement.

ICI Tou.tv : Minuit, le soir

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Julien Poulin, Louis Champagne, Julie Perreault et Claude Legault,
sur le plateau de tournage de la série Minuit, le soir en 2006

On se souvient encore du choc lorsqu’on a découvert cette série au milieu des années 2000. En collaboration avec Claude Legault, Pierre-Yves Bernard avait imaginé un univers nocturne, un peu glauque, très masculin. Minuit, le soir était une incursion dans la vie d’un bar, de ses employés et de sa clientèle. C’était surtout une fantastique réflexion sur la condition masculine et son évolution, une série télé qui n’avait pas peur d’aborder des questions existentielles, dans une forme très audacieuse grâce à la réalisation de Podz. À revoir sans faute.

Dès maintenant.

ICI Radio-Canada Télé : En direct de l’univers pour la fête des Mères

PHOTO FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA TÉLÉ

France Beaudoin, animatrice et productrice de l’émission En direct de l’univers

France Beaudoin l’a bien expliqué dimanche dernier à Tout le monde en parle : il ne faut pas s’attendre aux numéros musicaux auxquels nous a habitués En direct de l’univers. C’est une édition sans virus ni bactéries et sécuritaire que nous réserve l’équipe de l’émission, habituée à relever toutes sortes de défis. L’accent sera mis sur la fête des Mères et on a lancé un appel aux Québécois afin qu’ils fassent parvenir leurs demandes spéciales. En attendant de taper du pied ou des mains, vous irez lire les centaines de témoignages sur la page Facebook de l’émission. Très émouvant.

Le samedi 9 mai, 19 h.

ICI Tou.tv : Les invincibles, saisons 2 et 3

IMAGE FOURNIE PAR ICI TOU.TV

Patrice Robitaille, François-Pierre Legendre, François Létourneau et Rémi-Pierre Paquin dans Les invincibles 

Le confinement aura au moins eu ça de bon, il a permis de revoir (ou de découvrir) des bijoux de séries comme Les invincibles. La première aventure télé du tandem François Létourneau-Jean-François Rivard a plutôt bien vieilli. On rit fort devant les hauts et les bas de la vie personnelle et amoureuse de ces quatre adulescents. Ils sont tous plus « pathétiques » les uns que les autres, et les acteurs qui les incarnent sont excellents. Et que dire de Catherine Trudeau, merveilleuse dans le rôle de Lyne-la-pas-fine. Un regard absolument décapant et hilarant sur la condition masculine.

Dès maintenant.

Club illico : Rue King

Stéphane Bellavance est le maître de jeu de cette sitcom adaptée d’un concept allemand. Le titre, Rue King, fait référence à la rue de Sherbrooke où se trouve le loft habité par trois colocs interprétés par Pierre-Luc Funk, Marie-Eve Morency et Sophie Cadieux. L’originalité du concept ? Il repose sur l’improvisation. Le producteur au contenu, Vincent Bolduc, propose les grandes lignes du scénario et Bellavance y va de ses consignes qu’il souffle à l’oreille des comédiens qui doivent improviser. Antoine Vézina, Anne-Élisabeth Bossé et Arnaud Soly, entre autres, se grefferont au fil des 10 épisodes de 30 minutes. Un pari risqué aux résultats étonnants.

Dès maintenant.